MAROC
09/03/2019 14h:14 CET

El Othmani demande à Amzazi de discuter avec les syndicats en présence des "enseignants contractuels"

Après une semaine de mobilisation des enseignants contractuels.

Saad Dine El Othmani/Facebook

ÉDUCATION - Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, a indiqué avoir demandé au ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi, d’engager, dès ce samedi, un dialogue avec les syndicats du secteur en présence des enseignants, fonctionnaires des académies appelés “enseignants contractuels”.

“J’ai demandé au ministre de l’Education nationale de mener, à partir de ce samedi, un dialogue avec les syndicats de l’enseignement en présence de ces enseignants, et de faire en sorte que le maximum des revendications soient satisfaites, dans le cadre des promesses faites pour la réforme du statut de ces cadres pédagogiques et le redressement des dysfonctionnements qui l’entachent”, a souligné M. El Othmani dans une déclaration à la MAP avant sa participation à la séance d’ouverture de la 3ème assemblée générale nationale de l’association “Avocats pour la justice”, tenue à Rabat.

Le chef du gouvernement a assuré, dans ce sens, que l’Exécutif est soucieux de “fournir les conditions de stabilité et de sécurité professionnelles à ces enseignants”, à l’image de leurs collègues soumis au statut du ministère de l’Education nationale. Le chef du gouvernement a indiqué qu’il sera informé, ultérieurement, des conclusions de ce dialogue, exprimant le souhait qu’il débouche sur des résultats “positifs”.

Après une importante mobilisation à Rabat le 20 février, les enseignants contractuels ont organisé cette semaine plusieurs sit-in et marches dénonçant leurs conditions de travail. Recrutés par les académies régionales, ils réclament le statut de fonctionnaire du ministère, ce qui devrait leur permettre d’être protégés contre la résiliation de leurs contrats.

“On ne peut pas concevoir une école publique unique avec deux catégories d’enseignants: ceux que nous pouvons appeler ‘fonctionnaires normaux’ et les autres ‘soumis’ par un contrat à toute action et administration, contraints de vivre la précarité du travail au sein de l’Etat”, expliquait en début de semaine au HuffPost Maroc le Secrétaire général national de la Fédération nationale de l’enseignement (FNE), Abderrazak Drissi.