MAROC
23/09/2019 16h:21 CET

El Mahdaoui n'observe pas de grève de la faim, selon la DGAPR

“Depuis son transfert à la prison de Tifelt 2, il a bénéficié de 6 consultations médicales"

ANADOLU AGENCY VIA GETTY IMAGES
Manifestation de soutien à Hamid El Mahdoui

MISE AU POINT - Quelques jours après avoir démenti que deux détenus des événements d’Al Hoceima à la prison locale de Tanger 2 observaient une grève de la faim, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) vient de publier un autre lié également à un des détenus dans le même cadre.

Il est question du journaliste et directeur de publication du site d’information (actuellement fermé) Badil.info, Hamid El Mahdaoui qui, selon son épouse Bouchra El Khounchafi, serait en grève de la faim depuis plusieurs jours et “privé de soins médicaux” au sein de la prison local de Tifelt 2 où il purge sa peine.

En réaction, la délégation affirme dans un communiqué publié aujourd’hui que ces propos sont “faux”. Selon elle, Hamid El Mahdaoui “n’a jamais remis d’avis ni à la direction de l’établissement pénitentiaire ni à une quelconque autre instance concernant sa volonté d’observer une grève de la faim”. “Il continue également à recevoir ses repas adaptés à son régime alimentaire”, ajoute la même source, s’insurgeant contre “l’accusation infondée” de le priver de soins médicaux. “Depuis son transfert à la prison de Tifelt 2, il a bénéficié de 6 consultations médicales et de 5 autres chez le dentiste de l’établissement”. La DGAPR ajoute que El Mahdaoui a également eu droit à “des avis médicaux auprès de l’hôpital des spécialités Ibn Sina et de la faculté de médecine dentaire de Rabat dont la dernière a eu lieu ce 23 septembre, conformément à son rendez-vous médical”.

Bien plus, il semble, d’après ce démenti, que ce détenu est même “choyé”. “En ce qui concerne les conditions de sa détention et son alimentation, “le concerné profite d’une cellule à lui seul, à sa demande, disposant du nécessaire vital (lumière, aération et hygiène)”, précise la DGAPR. Et d’assurer que le détenu y “prend ses repas préparés par une société engagée par l’établissement dans le cadre d’un contrat et dans les meilleures conditions”. 

Poursuivi pour “non-dénonciation d’un crime portant atteinte à la sûreté intérieure de l’État”, El Mahdaoui avait été condamné le 28 juin 2018 à une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 3.000 dirhams suite aux événements qui avaient secoué Al Hoceima.