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17/05/2019 18h:50 CET | Actualisé 17/05/2019 18h:50 CET

El Maestro: Au delà de la série ramadanesque, une ode à l'espoir

Il continue de semer l’espoir en tout et dans tout. Il ose y faire pousser la graine dans le monstre et ses monstruosités.

El Maestro, est un feuilleton hors pair sur la Première chaine nationale, la Wataniya 1, que je ne suis pas prête de lâcher, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, le jeu d’acteur y est formidable, les acteurs sublimes mais surtout il ne diabolise ni les enfants délinquants, ni l’institution de détention. Il traite en non stop les défaillances de part et d’autres sans les exagérer.

Il zoome sur les problèmes fondamentaux qui rongent notre société, à savoir la violence chez les jeunes et le passage à l’acte de leurs frustrations sous différentes formes de conduites à risque.

Il nous montre les dérives de nos institutions et les dépassements des agents de l’ordre qui peuvent trouver explication dans des conditions de détention délétères avec promiscuité, surnombre et peu de moyens humains et matériels. 

Il insiste sur le côté social qui prime dans les dessous du comportement humain et ses débordements. Il axe surtout sur la violence, le viol et d’autres vices sans nous violenter dans nos moments intimes. 

Facebook/El Maestro/Lassaad Oueslati

 

Il continue de semer l’espoir en tout et dans tout. Il ose faire pousser la graine dans le monstre et ses monstruosités. Il nous prend par les tripes et fait porter nos mains à nos coeurs pour psalmodier le salut de ces âmes que l’on pensait perdues.

Enfin germe l’espoir petit puis de plus en plus fort dans cette musique enchanteresse par le biais de symphonies universelles faites d’un élixir de Beethoven et de Mozart mais aussi de notre Maestro bien tunisien si El Hédi Jouini .

La musique et l’art. 

Une idée ou initiative plutôt non pas de Semi El Fehri fort heureusement mais de Riadh Fehri mon ami de toujours, notre grand professeur ou Maestro de son école qui a lancé cette initiative dans nos prisons en 1992 ou 1993, du temps de Ben Ali où toutes les libertés étaient certes confisquées mais cela n’a pas empêché à l’opposé de ce que ne dit pas Ben Sedrine et son IVD certains grands de militer à leur manière pour amener le rêve et un peu de lumière aux  obscurités.  

Je signe et je confirme pour en avoir été témoin.

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