MAROC
19/04/2019 18h:02 CET

El Joumani justifie le coup de tête asséné à Benchamach

"Je ne suis pas mauvais perdant!"

Facebook

PARTIS - Ce qui s’est passé, hier au siège du PAM, continue de susciter des échos à l’extérieur du parti. Si son secrétaire général Hakim Benchamach ne s’exprime pas encore officiellement sur l’agression dont il a fait l’objet de la part du député de son parti Sidi Brahim El Joumani, ce dernier n’hésite pas à le faire sur sa page Facebook à travers ses soutiens au sein de la circonscription de Rabat El Youssoufia.

Ainsi, pour El Joumani, l’incident en question relève d’un “différend” qui peut survenir dans n’importe quel parti au moment d’une prise de décision. Il accuse, par contre, Benchamach d’avoir été à l’origine de “la fuite de ce différend”,  cherchant, d’après lui, à lui donner “une ampleur” égale ”à sa manière non démocratique de gérer le parti”. “Cette manière lui a valu, depuis sa nomination, des affrontements internes ayant souvent menacé de diviser le parti si ce n’est l’intervention de certains de ses sages”.

Le député ne ménage pas son patron dans le parti. Sur I’incident, il explique qu’il s’est porté candidat au poste de deuxième vice-président de la Chambre des représentants à la demande, entre autres, de Benchamach. La désignation des représentants du PAM dans cette structure devait se faire par sélection auprès des membres du partis, tient-il à souligner. Et de préciser qu’à “un jour de l’établissement de la liste des candidats, j’ai été surpris de constater que Benchamach cherchait à s’accaparer le choix des candidats sans consultation. Il m’avait assuré que sa concertation avec d’autres leaders du parti se portait sur ma candidature”.

Sauf que les choses ne se sont pas passés ainsi, à en croire le récit d’El Joumani: “A l’annonce des résultats définitifs, j’ai été étonné de ne pas trouver mon nom, ce qui m’a poussé à protester de la façon avec laquelle on a souhaité m’exploiter”.

Soutenant que sa manière de protester était “une dénonciation de la gestion unilatérale que vit le parti”, El Joumani se défend d’être un mauvais perdant déclarant avoir “présenté ses félicitations à ses camarades” et n’avoir jamais cherché à briguer d’autres postes.