TUNISIE
07/10/2019 19h:43 CET

Dream City met le "Corps en action" du 07 au 10 octobre

Un beau programme vous attend...

Pol Guillard
Dream City

Le corps, les corps se déploient dans l’espace public comme dans des lieux fermés de la médina du 07 au 10 octobre prochain dans le cadre de Dream City.

Le festival artistique offrira aux plus curieux plusieurs spectacles offrant chorégraphies, performances, théâtre, musique, lecture...

Au programme: 

Radouan Mriziga / Ayur (The Moon)

Du 08 au 13 octobre À 18H à la Médersa Al Achouria

Radouane Mriziga
Dream City

 - Description de l’oeuvre:

Au XIXe siècle, le racisme, le colonialisme, le patriarcat antisémite et le nationalisme ont joué un rôle important dans la formation des sociétés et dans la production du savoir. A cette époque, tous les savoirs indigènes ou populaires qui ne correspondaient pas à ceux des “civilisés” ont été systématiquement détruits. Ces récits effacés influencent encore notre présent vers les contextes locaux et globaux. Le projet se concentrera sur Tafukt (soleil)/Athena, Ayur (lune)/Tanit, Akal (terre)/Nieth ; une trilogie de performances sur les épistémologies féminines d’origine amazighe comme symbole de résistance, de détenteurs de connaissances et d’hybrides entre cultures. Déesse Ayur/Tanit associée à la lune dans la Carthage punique comme une performance solo développée et interprétée par l’interprète tunisienne Sondos Belhassen à partir de textes écrits avec la poète Lilia Ben Romdhane et le rappeur Mahdi Chammen “Massi”, un espace chorégraphique et une performance en quête d’un nouveau paradigme de réflexions sur le passé, pour arriver à un avenir plus solidaire.

Radouan Mriziga (1985) est un chorégraphe et danseur originaire de Marrakech qui vit et travaille actuellement à Bruxelles. Après des études de danse au Maroc, en Tunisie et en France, Radouan Mriziga a obtenu un diplôme à la P.A.R.T.S. à Bruxelles. Assez rapidement, il a commencé à se concentrer sur son propre travail et à tourner avec ses créations à travers le monde. Ses performances explorent la relation entre mouvement, construction et composition. Se concentrant sur les êtres humains en tant que créateurs de leur environnement, les chorégraphies de Mriziga établissent des liens entre le corps en mouvement et l’expression de la forme dans les matériaux de tous les jours et l’architecture de notre environnement construit. Mriziga est un artiste en résidence au Centre d’Art Nomade Moussem et au Kaaitheater (Bruxelles) entre 2017-2021. 

Adeline Roseintein / Décris-Ravage

Du 09 au 10 octobre à 19h30 au 4ème art.

Serge Gutwirth
Dream City

 - Description de l’oeuvre:

Très documenté, nourri de récits cinglants, de témoignages intimes, de citations de pièces du répertoire arabe, ce spectacle prend de la hauteur historique. Partant de la fin du XVIIIe siècle, Décris-Ravage suit les puissances impériales à travers leurs discours et artistes en Terre Sainte, de l’expédition française en Egypte jusqu’à la Nakba, l’expulsion des Palestiniens et la création de l’État d’Israël en 1948. Six épisodes pour tenter de démêler l’énorme nœud de ce conflit, en redessinant dans l’air, les faits, les cartes et les argumentaires. Passant de l’adresse directe au public en mode pseudo-conférence, à des scènes jouées, les cinq comédiens alternent avec tact des séquences érudites, impertinentes et même facétieuses.

Adeline Rosenstein (allemande) née en 1971, se voue au théâtre et à la performance. Elle fait une formation d’actrice à Genève puis Jérusalem puis de metteure en scène à Berlin. À Berlin elle développe une écriture basée sur des travaux de chercheurs en sciences sociales (Tania Zittoun, Jean-Michel Chaumont). Ses pièces que l’on peut qualifier de documentaires, traitent de sujets très divers : les exilés juifs allemands en Argentine pendant la dernière dictature militaire, ou l’histoire des discours d’experts de la traite des femmes. Elle vit depuis 2009 à Bruxelles où elle crée les 6 épisodes de «décris-ravage» entre 2010 et 2016. Depuis 2017 elle fabrique le Laboratoire Poison, documentaire sur la représentation et la répression de mouvements de résistance. Elle travaille également en tant que comédienne, dramaturge et traductrice de l’allemand pour différentes compagnies de théâtre. 

 

Ben fury / Crossover

Du 08 au 13 octobre à 20h à Tourbet Sidi Boukhris

Pol Guillard
Dream City
 

 - Description de l’oeuvre:

Crossover qui se traduirait aussi par « la transition », « la traversée», « la modification », « la répétition » et « la suppression ». Cette performance est le fruit d’un travail dont ces mots ont été le moteur lors du processus de création. Ils déconstruisent avec tendresse et détachement, une série de mouvements qui se répètent, tout en essayant de toucher à un soufisme qui nous échappe. Une arme nécessaire quand il s’agit de recouvrer la liberté d’expression. «Crossover» signe une manière nouvelle d’interroger le lien entre l’urbain et les traditions, le populaire et le sacré. Les 7 danseurs envahissent l’espace, cherchant à faire vibrer le corps du spectateur.

Né au Maroc, Mohamed Benaji (BENFURY) a commencé à développer sa propre technique de breakdance dans les galeries Ravenstein, lieu mythique des breakdancers de Bruxelles. Avec la compagnie « Hush Hush Hush », il explore les rapports du breakdance et de la danse contemporaine. Il travaille par la suite avec plusieurs chorégraphes dont Fatou Traoré, Bud Blumenthal, Roberto Olivan, Mauro Pacagnella, Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet, etc . En tant que chorégraphe, il co-crée avec Louise Michel Jackson les spectacles SHUDDER/STROKE et avec Harold Henning les spectacles LEOPOLDO/THE OLD LOOP. Il crée en janvier 2017 une pièce pour 5 danseurs à Bamako dans le cadre du festival « Fari Foni Wati». En 2018, il crée «OPUS» pour 6 danseurs dans le cadre du Festival de Marseille.

 

Boyzie Cekwana / Tilt Frame

Performances les 09 et 11 octobre à 20h et les 10, 12 et 13 octobre À 14h et 20h à la Caserne El Attarine

Installation les 9 et 11 octobre de 12h à 18h et les 10, 12, 13 octobre de 16h À 19h à la Caserne El Attarine

Nao Maltese
Dream City

 

- Description de l’oeuvre:

Dans le cadre de DREAM CITY 2017, Boyzie Cekwana performeur et chorégraphe, a choisi de travailler auprès de certaines minorités en Tunisie, et sur la question de la différence réprimée ou de la conformité forcée, et de la violence qu’elle engendre. L’artiste souhaite poursuivre et approfondir son travail en l’ouvrant plus largement et en intégrant d’autres associations, de nouvelles voix, mais aussi en mettant à contribution des chercheurs et experts susceptibles d’amener des outils pour « faire face » et renforcer les capacités et la confiance de ces minorités. Au-delà de la performance artistique, Boyzie souhaite commencer à créer une sorte d’archive contemporaine, en récoltant des récits mais aussi des interactions entre des associations, des idées…, etc. pour la reconnaissance des droits de ces minorités en Tunisie.

Bien que sa carrière artistique soit entrecoupée de tournées dans les hémisphères Nord et Sud, Boyzie (né à Soweto), a choisi de vivre et de travailler en Afrique du Sud. Principalement autodidacte, il a été formé à ses débuts à la fondation de danse de Johannesburg. De 1996 à 2017, il a été directeur artistique et chorégraphe de « The Floating Outfit Project » qu’il a fondé. Il dirige à présent une nouvelle structure, « randomirekshnz ». Il a collaboré avec différents artistes comme Davis Freeman, Guillaume Bernardi, Faustin Linyekula et OpiyoOkach. De performances en tutu de tulle ou corset ceinturé de bombes – à d’autres créations avec des poulets vivants ou de la nourriture sur scène, la provocation, la créativité et la subversion sont profondément ancrées dans l’ADN de cet artiste.

 

Nour Riahi / Amour

Les 09 et 11 octobre à 18h30 et les 12 et 13 octobre à 14h30 au Club Culturel

Safa Ben Brahim
Dream City

 

 - Description de l’oeuvre:

La création est pour Nour Riahi un processus de libération intime et sociale. La jeune dramaturge de 17 ans, repérée lors de la dernière édition du festival Dream City, a entamé depuis plusieurs années un travail d’écriture en questionnant le monde par le prisme de son environnement, son vécu, ses rêves, et ses angoisses d’adolescente. Elle a été accompagnée par la dramaturge égyptienne Laila Soliman avec laquelle elle a réalisé le projet “Superheroes“.

Elle a travaillé sur un texte théâtral qui aborde et interroge cinq thématiques-sociales, politiques, quotidiennes et intimes. Son monodrame évoque l’intégrisme religieux, la mort, la liberté de conscience, la séparation entre la religion et la vie quotidienne et le rapport des adolescents à la vie, tiraillés entre désir de vivre, quête d’absolue et pesanteur sociale. Encadré pour l’écriture de ce monodrame par Narjess Ben Ammar, le travail de Nour Riahi aboutit à ces premières lectures publiques.

Jeune auteure dramaturge, N.Riahi fait un travail d’introspection grâce à l’écriture. Dans la dernière édition du festival DC, elle a travaillé avec l’artiste égyptienne Laila Soliman, sur le projet « Superheroes » qui met en scène des enfants et des adolescents possédant des pouvoirs surhumains. Le travail a questionné le fait de survivre dans un environnement hostile. Au cours d’une résidence d’écriture effectuée à L’Art Rue, N.Riahi a travaillé sur un texte théâtral et un monodrame où elle traite de problématiques qui la préoccupent tel que l’extrémisme religieux, la mort, la liberté de conscience, la séparation entre la religion et la vie quotidienne, et le rapport des adolescents à la vie.

 

Marco De Stefanis / Waiting For Giraffes

Le 08 octobre à 20h à Bab Bhar et le 12 octobre à 20h à la place du tribunal

Dream City
Dream City

 

 - Description de l’oeuvre:

Le rêve du Dr. Sami, vétérinaire en chef de l’unique zoo en Palestine, est de l’élever à un niveau de qualité international afin d’accueillir à nouveau des girafes, perdues lors de la dernière Intifada. Le récit doux-amer d’un combat passionné qui l’amènera à collaborer avec les zoos israéliens pour atteindre son but. 

Marco De Stefanis a travaillé pour la RAI, Mediaset, Discovery Channel, History Channel, et ce, dans plusieurs films documentaires. Depuis 2001, il vit avec sa famille aux Pays-Bas où il a décidé d’étendre son savoir-faire au Binger Film Instituut. En 2004, il réalise pour la RAI le documentaire “Spalti di Guerra”. En 2006, son court court-métrage documentaire “Lieve Monster” a remporté le prix du meilleur documentaire étranger au Danville International Children Film Festival en Californie et a été présenté en compétition dans plus de vingt festivals de films dans le monde. En 2007, il a réalisé le film documentaire intitulé “Tulip Time” coproduit par la RAI et MAX Omroep). En 2008, il a commencé sa collaboration avec plusieurs organisations dont Amnesty International, l’Unicef et Greenpeace. Sa dernière œuvre, un long métrage documentaire intitulé “Waiting for Giraffes”, a été créée à l’IDFA 2016.

 

Zied Zouari / Electro Btaihi

Le 10 octobre à 22h à la Place de la Hafsia

Dream City
Dream City

 

 - Description du projet: 

« Electro Btaihi » est un projet à mi-chemin entre les musiques traditionnelles et les musiques underground. Né du besoin d’explorer de nouvelles sonorités pour enrichir la tradition orale musicale tunisienne, l’artiste développe un langage contemporain mêlant rythmes tunisiens, polyrythmie indienne et jazz.

Initialement, ce projet est né à l’Art Rue suite à une résidence artistique en Trio avec Zied Zouari (violon, composition), Imed Twinlo (beatbox) et Ghassen Fendri (Guitare) en Novembre 2016. En 2018, Zied Zouari souhaite approfondir ce travail et l’ouvrir à des artistes des régions intérieures de la Tunisie afin de mettre son savoir-faire au service des différentes identités culturelles locales.

Du chant berbère au stambâli, de la musique de l’Atlas du nord-ouest aux airs du désert tunisien, de la musique confrérique de Zaghouan au mâlûf citadin de Tunis, l’artiste multiplie les sources d’inspiration et mise sur les musiques traditionnelles régionales tout en gardant la dimension contemporaine.

Né en Tunisie en 1983 dans une famille de musiciens, Zied Zouari commence à jouer au violon à l’âge de sept ans. Il commencera par la suite sa carrière professionnelle avec le chanteur libanais « Wadi SAFÎ » en 1999. Si son champ de prédilection est la musique arabo-orientale, Zied s’imprègne intensément du Jazz, de l’électro et du rock. Il est sur la voie de former une référence dans le langage violonistique arabe contemporain en développant une approche fusionnelle qui trace ses diverses influences allant de la musique afro-arabe et indou- turque au Jazz. Grâce à son expérience scénique et à sa double culture, Zied Zouari est devenu le spécialiste du mélange des genres.

 

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