MAROC
31/12/2018 18h:04 CET | Actualisé 01/01/2019 13h:13 CET

Drame de la maternité des Orangers: Le procès des deux infirmières reporté au 7 janvier

La liberté provisoire leur a été refusée.

FADEL SENNA via Getty Images

PROCÈS - Ce lundi, s’est tenue une troisième audience dans le procès des deux infirmières interpellées suite à une erreur médicale qui a coûté la vie à un nourrisson le 17 décembre dernier à la maternité des Orangers, relevant du CHU Ibn Sina de Rabat. “Il y a eu report d’audience au 7 janvier et le juge a refusé de leur accorder la liberté provisoire”, annonce au HuffPost Maroc le président de l’Association marocaine des sciences infirmières et techniques sanitaires (AMSITS), Habib Karoum. 

Selon ce dernier, l’audience de ce lundi a été surtout marquée par la présence massive d’infirmières venues soutenir leurs collègues. Elles ont ainsi répondu à l’appel de l’association postée sur la page Facebook de son président. Dans celle-ci, ce dernier estime que “le soutien est un devoir professionnel”.  

“Elles sont dans un état psychologique déplorable. La présence de leurs collègues venues en majorité de la maternité des Orangers relève d’un soutien moral nécessaire, pour elles”, confie-t-il, ajoutant que “9 avocats, dont ceux de leur famille, du CHU et de l’Organisation démocratique du travail (ODT), se sont inscrits pour défendre les deux infirmières”. 

Poursuivies pour négligence et meurtre non prémédité, ces infirmières, une sage femme et une préparatrice en pharmacie, sont avant tout, aux yeux de l’AMSITS, des “boucs-émissaires”. “Nous avons toujours mis en garde contre l’incrimination des infirmiers, qui sont mis au devant des responsabilités dès qu’un problème surgit. Nous continuerons à défendre ces deux infirmières avec la conviction que c’est à la direction du CHU de rendre des comptes et non à elles”, estime-t-il.  

La semaine dernière, en réponse à une question à la Chambre des représentants, le ministre de la Santé, Anass Doukkali, avait indiqué que les investigations préliminaires menées par la commission centrale multidisciplinaire relevant du ministère de la Santé au sujet du décès d’un nourrisson à la maternité des Orangers à Rabat, n’ont enregistré aucun dysfonctionnement concernant la qualité du vaccin et les conditions de son stockage. Ladite commission a conclu, avait-il ajouté, que le vaccin n’est pas la cause du décès.