ALGÉRIE
17/11/2018 18h:23 CET

Djamel Ould Abbas fait comme...Saïd Bouhadja: j'y suis, j'y reste

LePoint.fr

Djamel Ould Abbès a démenti avoir démissionné ou avoir été limogé du Secrétariat général du parti du Front de libération nationale (FLN). Dans une déclaration signée samedi 17 novembre 2018, il a affirmé être en congé suite à un malaise cardiaque, démentant avoir “fait une quelconque déclaration aux médias”. 

L’agence de presse officielle, APS, annonçait mercredi que Djamel Ould Abbès démissionnait suite à “des soucis de santé qui lui imposent un congé de longue durée”, citant une “source officielle”.

Ennahar, la chaine qui est au cœur du jeu politico-médiatique qui se déroule au sein du pouvoir à quelques mois de la présidentielles, indiquait de manière sibylline qu’il a démissionné “pour mettre fin à une crise interne” au parti. 

 Plusieurs médias affirmaient ainsi que Djamel Ould Abbès a été poussé vers la sortie, estimant que son remplacement par l’actuel président de l’APN, Mouad Bouchareb, enfreignait le règlement intérieur du parti.  

“L’article 36 du Statut du parti et l’article 9 du règlement intérieur du Comité central précisent que dans le cas de vacance du poste du secrétaire général, le membre le plus âgé du bureau politique dirige le parti en attendant la réunion du CC qui doit intervenir, “obligatoirement”, dans les 30 jours qui suivent l’état de vacance pour élire un nouveau secrétaire général”, explique TSA Algérie. 

Djamel Ould Abbès a ainsi mis fin aux spéculations sur son départ de la tête du FLN. Mouad Bouchareb le remplace ainsi “provisoirement” durant son congé.

 

FLN

Djamel Ould Abbès, qui s’est distingué, en tant que Secrétaire général du parti, par des déclarations jugées “comiques” et qui lui valent des moqueries sur les réseaux sociaux, avait remplacé Amar Saïdani à la tête du FLN le 22 octobre 2016.

Ce dernier avait présenté sa démission “surprise” après avoir été le fer de lance médiatique du clan présidentiel contre le général Toufik.

Djamel Ould Abbès, qui a exprimé avec un excès confinant à la caricature sa vénération pour le président Bouteflika, le qualifiant de “miracle de siècle” et de “lion”, ne fera sans doute pas partie de l’attelage de la présidentielle.

Sa dernière “victoire” contre l’ancien président de l’APN , Saïd Bouhadja, déchu par les députés de la coalition présidentielle est donc sans lendemain.  

Djamel Ould Abbas se considère toujours comme le SG du FLN, comme Bouhadja estime être le président légitime de l’APN.