MAROC
16/03/2018 14h:05 CET | Actualisé 16/03/2018 16h:35 CET

Dialogue social: Les négociations se poursuivent avant le 1er mai

Les parties du dialogue social doivent aboutir à un accord avant la fête du travail.

Ministere du Travail

DIALOGUE SOCIAL - Elles disposent de quelques semaines. Les parties du dialogue social doivent aboutir à un accord avant la fête du travail, le 1er mai. Les préparatifs au round du mois d’avril ont déjà commencé pour les trois commissions qui se mettent sur les rails des négociations dès la semaine prochaine. La commission du secteur privé devra ainsi tenir une réunion le lundi 19 mars pour présenter ses propositions au ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle.

Ce sera la deuxième réunion de cette commission après celle tenue mardi 13 mars en présence du ministre Mohamed Yatim et de représentants de la CGEM et des syndicats les plus représentatifs. L’occasion au cours de laquelle le ministre a tenu à réitérer “la volonté ferme du gouvernement de faire aboutir un dialogue social productif”. Le fruit escompté en sera un accord d’une durée de trois ans.

Au menu des négociations

Les trois commissions se pencheront sur l’amélioration des revenus, sur le secteur privé dans son aspect législation du travail et libertés syndicales, ainsi que sur le secteur public dans son volet lié aux questions de l’administration publique.

Dans le détail, l’ordre du jour des négociations, établi par la commission préparatoire le 9 mars, au niveau du secteur privé concerne les lois et règlements du travail. La commission en charge devra procéder à la révision du code du travail, se pencher sur la flexibilité du marché de l’emploi et sur la réglementation des syndicats et associations professionnels.

Au programme toujours de la commission du secteur privé figurent également la révision de la loi instaurant la caisse pour perte d’emploi, la réforme de la retraite dans le privé et l’insertion du secteur informel.

Quant au volet des libertés syndicales, cette commission se focalisera sur le respect de celles-ci et du code du travail, mais aussi sur la création d’organismes nationaux et régionaux visant à régler les conflits. Elle compte, pour cela, impliquer les walis et gouverneurs à adopter “une approche préventive pour traiter les conflits au travail”.  

Relever le SMIG      

Au niveau de l’amélioration des revenus, la feuille de route des négociations porte sur l’augmentation générale des salaires des fonctionnaires et des retraités, mais aussi des employés du secteur privé. Il y sera aussi question de relever le seuil minimum des salaires (SMIG), des allocations familiales et d’autres indemnités, dont celles de la résidence et de l’affectation dans des régions éloignées. L’impôt sur le revenu figure également sur cette liste.

Au volet du secteur public, la commission en charge aura à examiner le régime salarial et des promotions et à procéder à la révision du statut fondamental de la fonction publique. D’autres réformes sont aussi au programme: elles concernent, entre autres, le régime de la formation continue, les textes organisant le système d’indemnisation sur la résidence et les régimes de retraite dans la perspective d’un pôle public. La santé, la généralisation des œuvres sociales et la protection des accidents de travail font aussi partie de la feuille de route de cette commission.

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