ALGÉRIE
18/07/2019 09h:59 CET

Dialogue: Mostefa Bouchachi pose ses conditions

Huffpost MG

L’avocat et militant pour les Droits de l’Homme, Mostefa Bouchachi, a réagi à la liste de 13 personnalités proposées par le Forum civil pour le changement pour la médiation et le dialogue. A l’instar du sociologue Nacer Djabi ou l’économie Smail Lalmas, il a posé ses conditions. 

Mostefa Bouchachi n’a pas explicitement indiqué s’il a été contacté par le Forum avant de figurer dans cette liste, tel que déclaré par le président de cette initiative, Abderrahmane Arar. 

Après avoir remercié ces derniers d’avoir proposé son nom, l’avocat a fait part de sa détermination que le dialogue est la “solution idéale et civilisée pour sortir de la crise que vit l’Algérie”.

Néanmoins, il a posé plusieurs conditions, à commencer par le départ des symboles du pouvoir et la libération des détenus d’opinion.

Il a aussi exigé l’ouverture de l’espace public et le paysage médiatique à toutes les opinions et les orientations, exhortant les autorités à cesser leurs pratiques à l’égard des manifestants.

Hier, le “Forum civil pour le changement” a proposé ce mercredi 17 juillet une liste de 13 personnalités pour mener la médiation et le dialogue de sortie de la crise politique actuelle.

Le président de ce forum, Abderrahmane Arar, a affirmé lors de ce conférence de presse que les noms retenus ont été contactés et ont accepté de prendre part à cette éventuelle mission. 

Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, deux anciens chefs de gouvernement, figurent dans cette liste, à laquelle s’ajoutent  l’ancien président de l’APN, Karim Younès et Ahmed Taleb Ibrahimi.

Les noms de Fatiha Benabou, Nacer Djabi, Mustapha Bouchachi, Lyes Merabet, Smail Lalmas, Aicha Zenai, Islam Benatia figurent également dans cette liste. 

La moudjahida Djamila Bouhired a démenti toute association à cette initiative, dans un communiqué relayé ce mercredi 17 juillet 2019. Elle a affirmé avoir appris “avec stupéfaction” que son nom figurait sur “une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire”.

Nacer Djabi et Smail Lalmas ont, de leur côté, posé leurs conditions, exigeant notamment la libération des détenus comme préalable à tout dialogue. 

La Cour d’Alger a justement confirmé la mise sous mandat de dépôt de ces derniers. Ils sont accusés de “porter atteinte à l’unité nationale” pour avoir brandi un drapeau berbère, symbole de identité et de la culture amazighe.