MAROC
14/05/2019 11h:49 CET

Deux policiers marocains suspectés de manquements aux obligations professionnelles lors de l'escorte d'un suspect

Ils extradaient un ressortissant étranger du Maroc vers la Norvège.

Syldavia via Getty Images

ENQUÊTE - Samedi 11 mai, la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a ouvert une enquête judiciaire au sujet des manquements aux obligations professionnelles et des actes criminels présumés attribués à des fonctionnaires de police chargés d’escorter un ressortissant étranger, objet d’une procédure d’extradition aux autorités norvégiennes.

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), des éléments de la police relevant de la sûreté provinciale de Salé, chargés d’escorter le ressortissant étranger de l’établissement pénitentiaire Al Arjat vers l’aéroport de Marrakech-Menara, lieu de l’extradition, sont soupçonnés de manquements professionnels graves. 

Ils auraient facilité le contact direct entre le ressortissant étranger et six de ses amis lors du voyage de Salé à l’aéroport de Marrakech, ajoute la même source, précisant que les policiers, ayant commis de tels manquements professionnels graves, ont reçu en contrepartie une somme d’argent. 

L’enquête, menée par la BNPJ, concerne l’ensemble des fonctionnaires de police chargés de l’escorte, les six citoyens scandinaves, cinq d’origine marocaine et un d’origine irakienne, ayant corrompu les policiers pour les aider à communiquer directement avec le ressortissant étranger objet de la procédure d’extradition, ainsi que toute personne impliquée dans ces actes criminels, ajoute la DGSN.

Le ressortissant étranger, un Norvégien de 28 ans, est accusé d’avoir participé à une tentative de meurtre à Oslo en 2012, d’enlèvement en 2015 et d’avoir exercé une influence sur des acteurs du système judiciaire, rapporte le média norvégien Aftenposten. D’après VG, il serait le leader du gang Young Bloods. Depuis mars 2017, la police travaille d’arrache-pied pour tenter de démanteler le gang criminel”, ajoute le média.

Sur la base des résultats de l’enquête menée, la DGSN déterminera les responsabilités de manière précise et décidera des sanctions disciplinaires administratives nécessaires, conclut le communiqué.