MAROC
14/11/2018 17h:38 CET | Actualisé 14/11/2018 17h:39 CET

Deux médecins marocains honorés à Rabat pour leurs recherches sur la maladie de Parkinson

Abdelhamid Benazzouz et Rabia Bouali-Benazzouz ont été les premiers à développer une nouvelle approche thérapeutique de la maladie.

AIC Press

SANTÉ - Le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration a organisé, ce mercredi à Rabat, une journée scientifique de partage des compétences sur la maladie de Parkinson avec deux invités mis à l’honneur: les docteurs Abdelhamid Benazzouz et Rabia Bouali-Benazzouz, experts marocains résidant en France qui ont contribué à la recherche scientifique autour de cette maladie dans les deux pays. 

Le temps d’une journée, l’hôtel Tour Hassan a accueilli plusieurs experts français et marocains pour présenter leurs travaux scientifiques et enrichir le débat sur les connaissances dans le domaine des maladies neurodégénératives (plus particulièrement la maladie de Parkinson). 

La journée d’étude visait à favoriser les partenariats entre les compétences des deux rives de la Méditerranée, à accompagner des projets portés par des compétences marocaines en matière de recherche scientifique et à promouvoir le transfert du savoir-faire par la création de plateformes dotées d’instruments de haute technologie. 

Ainsi, les symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson, ses traitements médicamenteux et chirurgicaux y compris la part de l’éthique, étaient au menu de cette rencontre programmée dans le cadre de la mise en œuvre de la 13e région de la CGEM dédiée aux entrepreneurs marocains du monde.

Le progrès de la recherche en neurosciences a eu des retombées majeures dans la compréhension de la physiopathologie des maladies neurologiques, permettant le développement d’approches thérapeutiques pour certaines pathologie. S’agissant de Parkinson, deuxième pathologie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer et qui représente 1% de la population après 60 ans, le Dr Abdelhamid Benazzouz et ses collaborateurs ont été les premiers à développer une nouvelle approche thérapeutique neurochirurgicale de la maladie chez le singe au sein d’une unité de recherche CNRS à l’Université de Bordeaux.

Le succès de cette technologie sur l’animal a par la suite permis au Dr Benazzouz de contribuer à son transfert aux patients parkinsoniens en France et plus récemment au Maroc.

Au cours de la journée, l’accent a également été mis sur les recherches internationales actuelles autour d’autres maladies neurodégénératives.