MAROC
11/07/2018 16h:44 CET | Actualisé 11/07/2018 21h:04 CET

Deux Marocains arrêtés en Russie pour avoir essayé de passer clandestinement en Europe

Cachés dans le compartiment à bagages d'un bus se dirigeant vers Talinn, la capitale de l’Estonie.

MLADEN ANTONOV via Getty Images

MIGRANTS - Alors que la Coupe du Monde en est à sa dernière semaine, les cas de migrants marocains tentant de passer clandestinement en Europe via la Russie continuent de faire l’actualité. Selon la presse russe, deux Marocains ont été arrêtés à Saint Pétersbourg alors qu’ils tentaient de passer en Europe, cachés dans le compartiment à bagage d’un bus se dirigeant vers Talinn, la capitale de l’Estonie, situé à mois de 400 km de la capitale du pays des tsars. Les prévenus ne sont cependant pas allés bien loin, puisqu’ils ont été arrêtés à quelques stations de bus seulement de la gare routière.

Selon le site russe Err, l’un d’entre eux affirme être arrivé en Russie en 2017 pour effectuer des études supérieures. Il y a enchaînera finalement une série de petits boulots avant de “perdre ses documents” au mois de juin dernier. C’est à cette même période qu’il rencontre un compatriote, rentré en Russie à l’aide d’une Fan ID, délivrée à l’occasion de la Coupe du monde.

Les cas de Marocains détenteurs de Fan ID tentant de se rendre en Europe se sont multipliés ces dernières semaines en Russie. Des “supporters” marocains ont ainsi voulu profiter du Mondial pour tenter de se rendre illégalement en Finlande, pays membre de l’Union européenne, dans l’espoir d’y demander l’asile.

Munis d’un billet de match et surtout de leur “Fan ID”, le document officiel qui permet aux supporters étrangers de se rendre sans visa sur le territoire russe du 4 juin au 25 juillet, ils tentent de traverser la frontière au nord de la Russie pour entrer clandestinement dans le pays voisin. Certains auraient également essayé de passer de la Biélorussie en Lituanie. 

Les candidats à l’immigration clandestine comptent d’autres ressortissants étrangers, également arrêtés ces dernières semaines par les autorités russes et biélorusses,, notamment des Sénégalais, des Égyptiens, des Pakistanais, un Nigérian et un Chinois, selon plusieurs sources médiatiques.