MAROC
05/05/2019 18h:58 CET

Deux documentaires marocains récompensés au festival du film oriental de Genève

"Au temps où les arabes dansaient" du maroco-belge Jawad Rhalib a remporté le prix d'or.

FIFOG

CULTURE - Deux documentaires réalisés par des Marocains ont été récompensés, samedi, au Festival international du film oriental de Genève (FIFOG). “Au temps où les arabes dansaient” de Jawad Rhalib et “We could be heroes” de Hind Bensari ont été salués par le jury du prix documentaire et le public. 

Le jury, composé d’Annemiek Van Gorp (productrice), Mahmoud Jemni (réalisateur) et René Goosens (producteur), a attribué le prix FIFOG d’or au documentaire “Au temps où les arabe dansaient” de Jawad Rhalib, un réalisateur belge d’origine marocaine. Ce documentaire, acclamé mondialement et diffusé dans le cadre de plusieurs festivals, retrace pendant cinq ans l’évolution de la culture et des libertés des pays arabes du Maroc à l’Égypte, en faisant un petit saut en Iran, pays des “mille et une fatwas” (avis religieux, ndlr) qui régissent la vie des femmes. Il offre une rétrospective inquiétante, presque déchirante, sur la disparition des libertés dans nos sociétés arabes, ponctuée par de très belles images d’archives de l’âge d’or du cinéma et de la chanson égyptienne.

Des extraits qui montrent, tout au long du film, le contraste alarmant entre les années 50 et aujourd’hui. Parti à la rencontre de nombreux artistes arabes et musulmans, Jawad Rhalib y partage des témoignages bouleversants mais aussi teintés de bienveillance et d’espoir. 

 

FIFOG

Parmi les autres couronnés du festival, le documentaire “Rester vivant’ de Pauline Beugnies (Belgique) qui s’est vu remettre le prix FIGOG d’argent. La Mention spéciale du jury a été, elle, attribuée aux documentaires “M” de Yolande Zauberman (France) et “We could be heroes” de Hind Bensari (Maroc, Tunisie). 

Ce documentaire capture le combat mené par Azeddine Nouiri, double médaillé d’or paralympique marocain au lancer de poids, pour la dignité et l’égalité des droits pour les personnes handicapées au Maroc. Il traite également de l’exclusion vécue par les jeunes handicapés marocains, vise à sensibiliser les autorités mais aussi la population en peignant le parcours de jeunes athlètes handicapés originaires de Safi. Ces derniers se dédient au sport dans l’espoir d’être qualifiés aux Jeux paralympiques et de se sortir de la misère. 

Le FIGOG célèbre chaque année les films qui font l’éloge de la différence, l’enfance et l’émigration aux disparités sociales et traite de l’intégration des femmes dans la société, en passant par la communauté LGBT et la religion dans les pays du monde arabe. Pour cette édition, 34 films étaient en compétition et 80 invités et intervenants d’Orient et d’Occident ont pris part aux débats et projections.