06/03/2019 16h:24 CET | Actualisé 06/03/2019 16h:24 CET

Deux des plus grandes usines d'acide sulfurique au monde seront implantées au Maroc

Elles auront une capacité de production de 5.000 tonnes d’acide sulfurique par jour.

Vadven via Getty Images

INDUSTRIE - Le groupe ACS, leader espagnol de la construction d’infrastructures, va entreprendre un immense chantier au Maroc pour y implanter deux des plus grandes usines de production d’acide sulfurique au monde. Le coût des travaux s’élève à 255 millions d’euros, d’après les estimations de la société reprise par l’agence Europa Press.

Le groupe, présidé par Florentino Pérez, souhaite, grâce à ces deux usines, renforcer la présence d’unités industrielles sur les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Après un contrat décroché suite à un appel d’offre, Intecsa Industrial, la filiale d’ingénierie du groupe ACS, se chargera du suivi des travaux des deux usines de production d’acide sulfurique et fournira les équipements et les matériaux nécessaires, indique la dépêche. 

Situées dans le complexe industriel de Jorf Lasfar, à 120 km au sud de Casablanca, ces deux usines auront une capacité de production de 5.000 tonnes d’acide sulfurique par jour qui serviront essentiellement à la production d’engrais phosphatés granulaires, précise ACS dans une déclaration reprise par Europa Press. Par ailleurs, la période des travaux sera comprise entre deux et trois ans.

De plus, les usines, dans leurs travaux de production, généreront de l’énergie qui sera utilisée dans le complexe industriel où elles seront installées, de manière à ”éliminer pratiquement” le besoin d’énergie électrique externe, relève la même source. Le groupe a également indiqué que les installations minimiseraient tout impact sur l’environnement et optimiseraient la production d’engrais “afin de contribuer à la durabilité du secteur agricole et des pays en croissance démographique, en particulier sur le continent africain”. 

ACS a réalisé le contrat, promu par l’Office Chérifien de Phosphates (OCP), dans un contexte de concurrence avec “plusieurs entreprises internationales d’ingénierie”, conclut le communiqué.