MAROC
28/05/2019 14h:05 CET

Deux autres jihadistes français, dont un d'origine marocaine, condamnés à mort en Irak

Deux nouvelles condamnations qui portent à 6 le nombre de ressortissants français condamnés à la peine capitale en Irak.

ASSOCIATED PRESS
Les portraits des presque 400 hommes condamnées à mort par la justice irakienne, affichés dans les bureaux de l'Agence anti-terroriste irakienne.

IRAK - Brahim Nejara, et Karam El Harchaoui, 33 ans, transférés fin janvier de Syrie vers l’Irak pour y être jugés, ont été condamné à la peine de mort pour appartenance au mouvement terroriste EI, rapporte l’AFP. Deux nouvelles condamnations qui portent à 6 le nombre de ressortissants français condamnés à la peine capitale en Irak en quelques jours. 

Karam El Harchaoui, d’origine marocaine, était “visiblement très stressé à la barre”, rapporte l’agence de presse française. Ce dernier aurait notamment affirmé au juge ne pas être “entré en Irak” et n’avoir participé à aucun combat “ni en Syrie, ni en Irak”. Parti seul en Syrie, il y a épousé deux ressortissantes belges, précise l’agence.

Détenteur de la nationalité française, Karam El Harchaoui résidait en Belgique jusqu’en 2014, date de son départ en Syrie, rapporte pour sa part le journal belge La Libre. L’homme condamné faisait d’ailleurs partie de “la liste nationale des personnes et entités liées au terrorisme”, tout comme son frère Abdelali El Harchaoui”, affirme  la même source.

Brahim Nejara, d’origine tunisienne, se faisait pour sa part appeler “Abou Souleimane al-Tounsi”, selon l’AFP, et “est apparu dans une vidéo de propagande du groupe ultraradical après les attentats de novembre 2015 en France ”. Il a été accusé par le renseignement français “d’avoir facilité l’envoi de djihadistes vers la Syrie”.

Les deux hommes condamnés font partie d’un groupe de douze français jugés en Irak pour appartenance au groupe terroriste Etat Islamique. Quatre d’entre eux avaient déjà été condamnés à la peine capitale dimanche par la justice irakienne, une première.

Interrogé sur cette question par la radio France Inter, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé que son ministère “multipliait les démarches pour éviter la peine de mort”.