MAROC
19/08/2019 12h:18 CET

Détenus du Hirak privés de visites: La direction de la prison de Tanger II s'explique

Au motif que le visiteur n'a aucun lien de parenté avec le détenu ou ne pouvant le prouver.

ABDELHAK SENNA via Getty Images

DÉMENTI - En réaction à des informations circulant sur les réseaux sociaux et par la voie de certains sites électroniques, concernant des visites de familles qui auraient été interdites aux détenus dans le cadre des événements d’Al-Hoceima à la prison locale de Tanger II, la direction de cet établissement pénitentiaire a tenu à apporter des précisions.

Dans un communiqué publié ce dimanche 18 août, cette dernière explique ainsi avoir rejeté la demande de visite d’une femme qui s’était présentée comme étant la sœur du détenu (M.M) “conformément à la loi”. En effet, selon la direction, cette femme “n’a pas apporté la moindre preuve légale justifiant son lien avec ledit détenu”.

Autre interdiction, même motif. La direction de l’établissement a également interdit la visite de l’ancien détenu Anas al-Khattabi au détenu (R.A), parce qu“il n’existait aucun lien de parenté entre les deux”, poursuit la même source.

Par ailleurs, la mère du détenu (A.S) a été autorisée à rendre visite à son fils bien qu’elle n’ait pas présenté sa carte d’identité nationale, mais le récépissé de son renouvellement. Et ce, “afin de faciliter le bon déroulement de l’opération”, souligne la même source précisant n’avoir enregistré aucune contestation auprès des famille, “contrairement aux allégations de certaines parties qui exploitent l’affaire des détenus en faveur de leurs propres agendas sans relation avec les conditions de leur détention”, affirme la direction de la prison locale de Tanger II.

Celle-ci ajoute qu’en raison de la grande affluence des visites des familles autorisées exceptionnellement à ramener “des paniers de l’Aïd”, l’administration a “redoublé d’efforts” afin de permettre à cette opération “de se passer dans les meilleures conditions”. Et de conclure que “le caractère exceptionnel de cette occasion a été pris en compte, mais sans que cela ne représente une entorse à la loi ni au règlement organisant les établissements pénitentiaires”.