MAROC
07/05/2019 16h:46 CET

Détenus du Hirak: La FGD se prépare à organiser une marche à Al Hoceima

Prévue pour l'après Ramadan, son but sera de lancer un nouvel appel pour la libération des détenus.

FADEL SENNA via Getty Images

INITIATIVE - L’élan de solidarité se poursuit. Après les associations, c’est au tour de la Fédération de gauche démocratique (FGD) de faire part de son initiative en faveur des détenus du Hirak. Au HuffPost Maroc, Najib Saber, membre du bureau politique de la FGD, annonce que cette alliance politique (PADS, CNI et PSU) compte organiser une marche en faveur des détenus du Hirak tout de suite après Ramadan à Al Hoceima. “Nous sommes actuellement au stade de la préparation de cette marche à laquelle nous voudrions joindre plusieurs associations locales”, nous déclare-t-il. 

Aux prémices, l’idée cherche à prendre forme dans le cadre d’une mobilisation à laquelle la FGD veut associer la société civile mais aussi les familles des détenus. Une fois les participants définis et la date fixée, il ne restera plus qu’à déposer une demande d’autorisation auprès des autorités. D’ici là, Najib Saber souligne que l’initiative est nourrie par une seule et même revendication: “la libération des détenus du Hirak”.

Ce n’est pas la première fois que la FGD lance ce genre d’appel. À la Chambre des représentants, elle avait déposé, le 29 juin 2018, une proposition de loi portant amnistie de tous les détenus liés au Hirak. Mais depuis, ce texte n’a pas encore été programmé, soulevant pour le député FGD Omar Balafrej des interrogation autour ce retard. Il les partage fin avril dans une vidéo (N°87) publiée sur sa page Facebook et dans laquelle il accuse clairement le PJD d’être à l’origine du retard. “Nous avons fait cette proposition conformément à l’article 71 de la constitution pour une amnistie en faveur de tous les détenus des mouvements sociaux surtout au Rif. Mais le PJD, qui a la capacité de contrôler le Parlement, ne veut même pas entamer la discussion du texte”, regrette-t-il, appelant les citoyens et les députés ”à interpeller le parti” à ce sujet.

Balafrej estime que le Parlement ne joue pas un rôle “positif” dans un élan de solidarité qui s’élargit et prend plusieurs formes, citant, entre autres, la pétition signée par des citoyens ainsi que des intellectuels et artistes appelant à la libération des détenus du Hirak.