ALGÉRIE
06/10/2019 17h:29 CET | Actualisé 06/10/2019 17h:29 CET

Détention provisoire pour les 5 militants de RAJ arrêtés en marge de la manifestation de vendredi

Lynda Abbou/ Facebook
Miltants de Raj

Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a décidé ce dimanche 06 octobre de mettre en détention provisoire les 5 militants de l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) arrêtés vendredi 4 octobre en marge de la 33e manifestation anti régime à Alger. 

 

Hakim Addad, Djalal Mokrani, Ahmed Bouider, Kamel Ouldouali et Massinissa Aissous sont accusés par le Procureur près le tribunal de Sidi M’Hamed d”incitation à attroupement et atteinte à la sécurité de l’Etat”, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Plusieurs militants de  (RAJ) ont été interpellés par les forces de l’ordre lors du 33e vendredi, ce 04 octobre 2019, à Alger.

Selon une annonce de l’association, il s’agit de 6 militants à savoir Hakim Haddad, Djalal Mokrani, Bouider Ahmed et Kamel Ouledouali, “interpellés par des agents en tenue civile dans une cafétéria à Didouche Mourad”.

Massinissina Aissous et Guettal Mokrane, libéré, ont été interpellés plus tôt, par des agents en tenue civile également.

RAJ avait dénoncé des pratiques “condamnables, scandaleuses et despotiques d’un régime agonisant voulant se maintenir coûte que coûte”.

La ligue algérienne de défense de droits de l’homme (LADDH) s’était “inquiétée”, plus tôt, dans un communiqué signé par son président, Me Nourredine Benissad, d’une “escalade” en cours dans la répression contre les activistes et militants du hirak populaire. 

Le nombre des personnes poursuivies ou emprisonnées a dépassé la centaine, indique la LADDH en soulignant que les ““activistes et militants des mouvement populaire, associatif et politique” qui subissent cette  répression n’ont fait que manifester ou exprimer une opinion de manière pacifique.  

La ligue avait relevé aussi, la différence de traitement des tribunaux face aux chefs d’inculpations contre les militants et activistes arrêtés. Elle note que “ certains tribunaux à l’intérieur du pays ont prononcé des relaxes alors que d’autres ont recouru à la mise en détention souvent systématiquement confirmées par la chambre d’accusation.”