ALGÉRIE
11/10/2018 11h:50 CET

Des sources turques: "Nous savons dans quelle pièce du consulat saoudien Khashoggi a été tué" (MEE)

Jamal Khashoggi, opposant notoire au régime saoudien, a disparu le 2 octobre dernier après son entrée au consulat saoudien à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent qu’il a quitté les lieux peu après, tandis que pour la police turque, il n’en est jamais sorti vivant.

Anadolu Agency via Getty Images
Des employés devant le consulat saoudien à Istanbul, le 11 octobre 2018.

Selon The Middle East Eye, qui cite des « sources proches de l’enquête », le journaliste saoudienJamal Khashoggi a été « traîné hors du bureau du consul général dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul avant d’être assassiné brutalement par deux hommes qui ont découpé son corps en morceaux ».

Pour rappel, ce journaliste, opposant notoire au régime saoudien, a disparu le 2 octobre dernier après son entrée au consulat saoudien à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent qu’il a quitté les lieux peu après, tandis que pour la police turque, il n’en est jamais sorti vivant.

Le MEE affirme avoir obtenu, auprèsd’une « source turque en lien direct avec l’enquête », un compte-rendu détaillé sur le sort de Jamal Khashoggi. Cette source, rapporte le journal, a déclaré : « Nous savons quand Jamal a été tué, dans quelle pièce il a été tué et où le corps a été emmené pour être démembré. Si la police scientifique est autorisée à entrer, elle sait exactement où aller. »

 

Les soupçons s’orientent vers le jardin du général saoudien

 

Selon cette même source, le 2 octobre 2018, peu avant l’heure du rendez-vous accordé à Jamal Khashoggi au consulat saoudien pour lui délivrer des documents administratifs, le personnel a été libéré pour l’après-midi au prétexte qu’une importante réunion devait s’y tenir.

La source du MEE a ajouté que les enquêteurs turcs « étaient convaincus qu’ils disposaient déjà de suffisamment de preuves médico-légales, récoltées lors de fouilles du réseau d’égouts raccordé au bâtiment ».

Les soupçons de la police turque, a précisé encore cette source, ont actuellement pour objet le jardin du consul général où aurait été probablement enterré le corps du journaliste. « Parmi les vingt-deux voitures immatriculées au consulat, lit-on dans le MEE, trois ou quatre sont retenues dans l’enquête sur le meurtre. L’un des véhicules aurait quitté le bâtiment du consulat à 15 h 15 et se serait rendu à plusieurs centaines de mètres, à proximité du domicile du consul général. » 

Une autre source, également « en lien avec l’enquête », a assuré au MEE que les Turcs disposaient « de preuves vidéo et audio du meurtre ». Elle n’en a pas indiqué, toutefois, la provenance, souligne le journal.