MAROC
26/03/2019 16h:48 CET | Actualisé 26/03/2019 16h:49 CET

Des pays dénoncent la décision de Trump de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan

Le Canada, le Liban, la Russie ou encore l'Arabie Saoudite ont dénoncé la décision du président américain.

Bloomberg via Getty Images
Le lundi 25 mars 2019, le président américain Donald Trump signait le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

POLITIQUE - Ce 25 mars, Donald Trump a signé le décret qui reconnaît officiellement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Plusieurs pays ont une nouvelle fois dénoncé une violation du droit international. 

Ainsi, la Syrie, principale concernée par cette décision, affirme que cette signature n’affectera en rien le statut du “Golan syrien occupé”. “La décision américaine n’affectera rien, si ce n’est l’isolement des États-Unis”, a affirmé le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et des expatriés, Walid al-Moallem.

Dans un communiqué officiel publié le jour-même de la signature, les Affaires mondiales du Canada ont affirmé ne pas reconnaître “le contrôle permanent exercé par Israël sur le plateau du Golan”, conformément au droit international. “La position de longue date du Canada n’a pas changé”, ajoute le document, qui rappelle que le pays reste “un ami indéfectible d’Israël” et continuera à l’appuyer et de le soutenir concernant son droit de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins.

La Russie, qui avait déjà dénoncé la position de Trump avant la signature du décret, a réitéré ses propos ce 26 mars, rapporte l’agence de presse russe TASS. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que cette décision “aura certainement des conséquences négatives pour le processus de règlement du conflit au Moyen-Orient et pour tout le climat qui règne dans le règlement politique syrien. Personne ne doute de cela”, a-t-il déclaré, rappelant que cette signature violait le droit international. 

Le chef de l’État libanais, Michel Aoun, a réagi depuis Moscou où il est en visite officielle, rapporte L’Orient Le Jour. “La décision du président américain d’accorder à Israël le droit d’annexer le Golan représente un jour noir auquel assiste le monde et constitue un acte arbitraire en contradiction avec la légalité internationale qui réglemente les questions de frontières entre États”, a-t-il affirmé. 

D’après l’agence de presse officielle syrienne (SANA), “le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hakim, a affirmé que le Golan occupé est un territoire syrien qui doit être récupéré totalement à la souveraineté syrienne en vertu des résolutions du Conseil de sécurité”. “L’Irak refuse l’annexion du Golan occupé à l’entité sioniste”, a-t-il ajouté. Toujours d’après SANA, le président du Conseil de la Choura islamique iranien, Ali Larijani, a affirmé que cette décision est un “danger pour la paix et la stabilité, en particulier dans la région du Moyen-Orient”. Du côté du ministère yéménite des Affaires étrangères, cette décision d’annexion est “une violation du droit international”.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et le Koweït ont critiqué la décision de lundi de reconnaître l’annexion d’Israël en 1981 et ont affirmé que le territoire était une terre arabe occupée. Riyad et Abou Dhabi ont déclaré que c’était un obstacle à la paix”, ajoute Reuters.

Avant la signature, le Royaume-Uni, la France ou encore la Ligue arabe condamnaient, eux aussi, l’annonce de Trump.