TUNISIE
12/07/2019 14h:56 CET

Des "gilets noirs" sans-papiers occupent le Panthéon

"On est des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française", clament les contestataires qui demandent à rencontrer Edouard Philippe.

POLITIQUE - Plusieurs dizaines de sans-papiers appartenant au collectif des “gilets noirs” ont occupé ce vendredi 12 juillet le Panthéon à Paris pour réclamer des “papiers et des logements pour tous” ainsi qu’une rencontre avec le premier ministre Edouard Philippe.

Cette opération coup de poing du collectif, qui fédère 34 foyers de sans-papiers d’Ile-de-France, l’association Droits devant ainsi que le collectif La Chapelle debout!, a débuté en début d’après-midi dans ce lieu emblématique de la République, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article

Prenant de court les autorités, ces manifestants ont scandé plusieurs slogans dont “Gilets noirs! Gilets noirs!” et “Solidarité” en brandissant la liste de leurs revendications.

“On est des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française. on vient sur la tombe de vos grands hommes pour dénoncer vos profanations”, affirme le collectif dans un communiqué. 

“On restera ici jusqu’à ce que le dernier d’entre nous ait des papiers et pour que celles et ceux qui viendront après aient la liberté de rester”, écrivent les “gilets noirs” qui affirment ne plus vouloir négocier avec le ministère de l’Intérieur “et ses préfectures”, mais directement avec Matignon.

Des actions qui se répètent

L’opération n’est pas une première. Mi-juin, plus de 300 sans-papiers se revendiquant des “gilets noirs” avaient occupé “pacifiquement” le siège du groupe de restauration collective Elior à la Défense pour “dénoncer son business” réalisé avec des sans-papiers “non déclarés”.

En mai, des centaines de sans-papiers avaient occupé le terminal 2F de l’aéroport de Roissy pour dénoncer “la collaboration d’Air France” dans les expulsions.

Entre 200 et 300 personnes sans papiers et demandeurs d’asile s’étaient rassemblés fin janvier devant la préfecture de police de Paris pour réclamer leur régularisation. Une autre action avait été menée fin décembre devant le théâtre parisien de la Comédie Française. 

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