MAROC
20/03/2018 14h:48 CET | Actualisé 20/03/2018 16h:37 CET

Des galères portugaises (et très dangereuses) aperçues sur la plage d'Anfa

Elles peuvent causer des piqûres fatales.

Fahd Hajji
Des galères portugaises (et très dangereuses) aperçues sur la plage d'Anfa 

ENVIRONNEMENT - Les Casablancais ont peut être fait une drôle de (et très dangereuse) rencontre cette semaine en se baladant sur la plage d’Anfa. Quelques animaux de mers bleuâtres ont été aperçus le long de la mer. Si comme les méduses, ces animaux font partie de l’espèce des Cnidaires, ils ne sont cependant pas classés dans la même famille.

Il s’agit en réalité de la Physalia physalis, communément appelée “galères portugaises” ou même “vessie de mer”, une espèce de siphonophore marin qui vit en colonie à la surface de la mer grâce à un flotteur. Ses tentacules peuvent mesurer jusqu’à 50 mètres de longueur et se contractent une fois que la Physalie quitte son habitat naturel.

Quatre Physalies, mesurant entre 10 et 20 centimètres, ont été retrouvées à Casablanca le 16 mars dernier par un étudiant en biologie à l’Université Hassan 2, Fahd Hajji. Cet aspirant biologiste a partagé leurs photos sur les réseaux sociaux pour prévenir du danger qu’elles représentent pour l’Homme et les animaux.

Fahd Hajji

“Quelques personnes se sont hélas rapprochées des Physalies par curiosité ou parce qu’elles ressemblent à des ballons, mais je n’ai vu aucun blessé”, déclare-t-il au HuffPost Maroc.  

La Physalia est très toxique et sa blessure peut être fatale. Son venin est potentiellement allergène, et peut causer “une perte de connaissance, une gêne respiratoire, des douleurs abdominales ou thoraciques, des vomissements, une tachycardie, une hypertension artérielle ou encore des crampes musculaires”, selon le site Futura Sciences.

“Même après sa mort, la galère portugaise reste dangereuse”, signale Hajji qui en a pourtant capturé une “pour des raisons scientifiques”.

Cette espèce vit dans les eaux tropicales et subtropicales des océans Atlantique et Indien, loin des côtes marocaines. Dépourvu de nageoires, l’animal flotte et se laisse transporter par les vents et les courants qui pourraient expliquer leur “inhabituelle présence” au Maroc, explique le jeune passionné du milieu marin.

“Si les conditions climatiques deviennent plus agressives comme nous l’avons vu dernièrement sur les côtes marocaines, nous risquons de les voir fréquemment chez nous dans un futur proche”, prévient Hajji.

La même espèce s’était déjà échouée, en 2017 et pendant la même période, sur la plage de Mohammedia. Elle avait alors causé six cas de piqûres reçus en urgence à l’hôpital, d’après le père d’une des victimes.