MAROC
14/04/2019 11h:09 CET | Actualisé 14/04/2019 11h:10 CET

Des footballeurs kényans forcés de dormir sur le sol de l'aéroport en attendant leur vol pour le Maroc

Ils doivent jouer ce dimanche contre la Renaissance Sportive de Berkane.

Huffpost MG

SPORTS - Le club de la Renaissance sportive de Berkane doit accueillir, ce 14 avril, l’équipe kenyane la plus titrée du pays, le Gor Mahia Football Club pour le quart de finale de la Coupe des Confédérations de la CAF. Mais le voyage des footballeurs kenyans ne s’est pas passé comme prévu.

Depuis hier soir, des photos des joueurs circulent sur les réseaux sociaux. On les y voit dormir à même le sol de l’aéroport de Doha, au Qatar, où il faisaient une escale pour rejoindre le royaume, 22 heures seulement après le début de la rencontre. C’est “un rendez-vous continental cruciale”, indique le site Citizen. Au début du mois, lors du match aller joué au Kenya, le club marocain a vaincu son adversaire 2 à 0. 

Selon le site, qui ne cite aucune source officielle, les joueurs ont été contraints de dormir à l’aéroport parce que “Qatar Airlines a nié avoir déjà réservé des réservations de voyage pour eux comme cela avait été communiqué à l’équipe par le gouvernement”. “Faisant face à un voyage de 28 heures (en moyenne) entre Nairobi et Berkane, ils ont ensuite dû voyager par groupe”, ajoute le site. 

D’après Goal Kenya, les joueurs de l’équipe ont apporté une autre version. L’un d’entre eux, sous couvert d’anonymat, a affirmé: “Nous nous reposons actuellement sur le sol dans la salle d’attente. Notre vol est à minuit et le club dit qu’il n’a pas d’argent pour réserver une salle de repos pour nous”, a-t-il déclaré, rappelant que ce groupe arrivera dans la matinée à Berkane. 

L’été dernier, c’est l’équipe nationale de rugby du Zimbabwe qui avait été contrainte de dormir à même le sol... mais cette fois dans la rue. En Tunisie pour rencontrer l’équipe nationale tunisienne dans le cadre des éliminatoires de la coupe du Monde 2019, les joueurs ont dormi dehors après avoir été reçus dans des logements jugés indécents.