MAROC
11/04/2019 12h:40 CET

Des détenus du Hirak vont être transférés dans des prisons du nord du Maroc

Pour les "rapprocher de leurs familles et préserver ainsi les liens familiaux et sociaux".

ASSOCIATED PRESS
Tenant un portrait de Nasser Zefzafi, l'un des leaders du Hirak, un manifestant prend part à Rabat à une manifestation, en juin 2018, dénonçant de lourdes condamnations à l'encontre de militants du mouvement de contestation né dans le Rif.

HIRAK - La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a décidé de transférer certains des détenus du Hirak dans des établissements pénitentiaires situés dans le nord du royaume.

Un communiqué de la DGAPR annonce que suite à la confirmation en appel des jugements à l’encontre d’un groupe de pensionnaires détenus dans le cadre des événements d’Al Hoceima et dans le souci de rapprocher ces pensionnaires de leurs familles et de préserver ainsi les liens familiaux et sociaux, la Délégation a décidé de leur transfert.

La DGAPR a adopté dans le cadre de répartition des détenus des critères organisationnels ayant trait à la durée des peines d’emprisonnement et au classement en vigueur dans les établissements pénitentiaires concernant les durées des peines, tout en prenant en considération des cas particuliers relatifs au volet familial et social, précise le communiqué.

Le 5 avril, la peine des détenus du Hirak, dont celle du leader du mouvement Nasser Zefzafi, a été confirmée en appel par la Cour d’appel de Casablanca. Ils ont écopé d’un an de prison avec sursis pour certains à 20 ans de prison ferme pour d’autres. Ce 10 avril, Human Rights Watch a dénoncé un “verdict choquant”