MAROC
17/05/2018 18h:00 CET

Des applications électroniques pour ouvrir la Chambre des conseillers aux citoyens

Pour mettre en place un "parlement électronique".

MAP

PARLEMENT - Accès à l’information. C’est ce droit constitutionnel que brandit le président de la Chambre des conseillers, Abdelhakim Benchamach, en donnant, hier, le coup d’envoi d’applications sur “Play store” visant à s’ouvrir sur les citoyens. Ces derniers peuvent ainsi comprendre à quoi sert cette institution et en quoi consiste sa mission. Un lien sur lequel compte Benchamach pour qui ce projet représente un “grand pas” vers le but escompté: mettre en place un parlement électronique.

Produites à 100% par les cadres de la deuxième Chambre, ces applications ont coûté 470.000 dirhams et visent à mettre au point un système informatique pour la gestion des questions orales et écrites des conseillers (e-questions). Ce dernier permettra d’améliorer le travail du parlementaire, assurer le suivi des questions et établir automatiquement l’agenda des activités, insiste le président. 

Un autre système informatique porte sur la gestion de propositions et de projets de lois (e-lois) dans le but de mettre à la disposition des conseillers et des citoyens des documents législatifs numériques avant et après étude. 

Et dans cet élan de numérisation, Benchamach s’est également réjoui de la possibilité, pour le citoyen, de consulter l’agenda (CC-Agenda) des différentes commissions permanentes de la Chambre des conseillers, des séances plénières, ainsi que les activités des groupes parlementaires. Les missions diplomatiques et la liste des événements figurent aussi sur cet agenda. 

Un effort que le président de la deuxième Chambre inscrit à un programme plus large de numérisation qui a d’ores et déjà concerné plus de 22.000 documents archives.

Pour Benchamach, ces applications offrent à la Chambre des conseillers l’occasion de redorer son image, mais aussi d’assurer le suivi des engagements pris par les membres du gouvernement. 

Le choix de la numérisation est, par ailleurs, dicté par la nécessité, pour le Maroc, de se mettre au diapason des autres parlements, notamment par la mise en oeuvre des recommandations de l’Union interparlementaire (UIP).

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