30/03/2018 11h:45 CET | Actualisé 30/03/2018 11h:45 CET

Déficit du compte courant, la bonne nouvelle de l'Office des changes

Le Maroc finance son déficit du compte courant par les flux nets de capitaux.

Prasit photo via Getty Images

BALANCE DES PAIEMENTS - C’est devenu désormais une évidence: la publication des chiffres de l’Office des changes (OC) concernant la balance des paiements correspond toujours à l’annonce d’un déficit. L’année 2017 ne fera pas l’exception, même si l’on peut compter sur une légère amélioration du compte des transactions courantes.

Ainsi, et selon les chiffres de l’OC, le déficit de la balance des paiements ne représente que 3,6% du PIB contre 4,2% en 2016 soit une différence comptable de 38 milliards de dirhams. Cette évolution favorable s’explique essentiellement par l’augmentation des soldes positifs au titre du revenu secondaire (+4,7 milliards de dirhams) et des échanges de services (+5,5 milliards de dirhams) qui ont été atténués, toutefois, par une hausse des déficits au titre du revenu primaire (-3 milliards de dirhams) et des transactions sur marchandises (-2,4 milliards de dirhams).

Cela veut dire que le Maroc finance son déficit du compte courant par les flux nets de capitaux au titre des investissements directs, des crédits commerciaux, des prêts, ainsi que par une ponction sur les avoirs de réserve de l’Institut d’émission à hauteur de 9,1 milliards de dirhams.

Quant à la position extérieure globale, qui reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, elle fait ressortir une situation nette débitrice de 698,4 milliards de dirhams contre 692,8 milliards à fin septembre 2017. L’Office explique cette situation par la hausse de l’encours des engagements financiers (+25,3 milliards de dirhams), plus importante que celle de l’encours des avoirs (+19,6 milliards de dirhams).

En effet, culminant à plus de 1.087 milliards de dirhams à fin décembre 2017, l’encours des engagements financiers a profité de la hausse enregistrée au niveau des encours des investissements directs (+12,3 milliards de dirhams), des autres investissements (+10,2 milliards de dirhams) et des investissements de portefeuille (+2,8 milliards de dirhams).

À noter que le stock des avoirs financiers a également connu une hausse en 2017 pour atteindre 388,9 milliards de dirhams (contre 369,2 milliards en 2016) grâce notamment à l’augmentation des avoirs de réserve au titre du quatrième trimestre à hauteur de 14,5 milliards de dirhams et celle des autres investissements de 4,3 milliards.

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