MAROC
24/03/2018 11h:53 CET | Actualisé 24/03/2018 11h:59 CET

Décès de la chanteuse Rim Banna à 51 ans, la "voix de la Palestine" s'est éteinte

Sa vie fut un long combat, contre la maladie comme pour la cause palestinienne.

DISPARITION - La chanteuse et activiste palestinienne Rim Banna s’est éteinte à l’âge de 51 ans, dans la nuit du vendredi au samedi 24 mars, des suites d’un cancer.  L’annonce a été partagée tôt ce samedi sur les réseaux sociaux, par plusieurs membres de sa famille.

Sa vie fut un long combat. Dernièrement contre la maladie, face à laquelle elle livre bataille depuis qu’un cancer lui a été diagnostiqué 9 ans auparavant, et qui l’obligera à renoncer à la chanson en 2016, rapporte l’agence de presse palestinienne Wafa. Son état de santé s’était détérioré cette dernière semaine, poursuit la même source. Rim Banna rendra l’âme ce samedi 24 mars à l’hôpital de Nazareth, sa ville natale.

Mais c’est également pour ses idéaux de justice et son amour qu’elle porte à la Palestine qu’elle nourrira une pugnacité acharnée, qui la fera connaître et apprécier du grand public. Durant ses concerts, elle tenait à ce que ses chansons soient représentatives de la vie palestinienne dans tous ses aspects, évoquant aussi bien la joie de vivre que la guerre, aussi bien l’amour que la résistance. Désignée ambassadrice pour la paix en Italie en 1984, elle obtient en 2000 le Prix de la Palestine pour le chant. 

Sur la toile, les hommages affluent, saluant sa dignité dans son combat contre la maladie et le symbole qu’elle incarnait en tant qu’activiste palestinienne...

...mais rappelant aussi son attachement aux libertés individuelles.

“Nous devons accepter l’aspect physique d’autrui... Et l’avis d’autrui... Et la décision d’autrui... Et la position d’autrui... Et le choix d’autrui... Et le plus important... La liberté individuelle d’autrui, tant qu’elle n’empiète pas sur la liberté de quiconque”, écrivait-elle dans un post en 2015. Une mise au point sur Facebook où elle regrettait les insultes reçues sur les réseaux sociaux, des messages haineux qui, avant de se transformer en excuses, conspuaient son “nouveau look” au crâne rasé, lorsque ses cheveux absents n’étaient que les stigmates de sa chimiothérapie.  

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