ALGÉRIE
12/07/2019 12h:17 CET | Actualisé 12/07/2019 12h:22 CET

Début du 21e vendredi de manifestation à Alger

Les Algériens ont entamé le 21e vendredi de manifestation à Alger. Confinés par un dispositif policier impressionnant, quelques centaines de manifestants bravent les mesures répressives des forces de l’ordre à la rue Didouche Mourad et scandent, en réponse à Gaid Salah, “Dawla Madania, machi 3askariya”.

Alger est quadrillée de partout. Tout comme les précédentes semaines, des fourgons bleus occupent les principales artères du centre de la capitale, notamment les rues Didouche Mourad, Hassiba Ben Bouali, Abdelkrim Khattabi et Pasteur. 

Les forces de l’ordre semblent employer tous les moyens afin de mettre fin au mouvement populaire contre les symboles du pouvoir en place, principalement Abdelkader Bensalah, Noureddine Bedoui et Gaid Salah. 

Aux entrées de la ville, les passants portant des sacs à dos ou soupçonnés de venir des wilayas avoisinantes sont systématiquement fouillés. Les forces de l’ordre ont également procédé à des dizaines d’interpellations depuis ce matin, y compris des manifestants portant l’emblème national.

Des fourgons cellulaires stationnés à la rue Didouche sont déjà pleins de citoyens arrêtés. Un chauffeur de taxi a été obligé de présenter ses papiers après avoir déposé trois femmes portant le drapeau national. 

De l’huile a été versé sur les bords des escaliers menant au métro ainsi que sur les lampadaires, afin d’empêcher les manifestants de monter ou surtout, d’accrocher des drapeaux que les policiers ont généralement du mal à retirer. 

Des mesures qui n’ont pas intimidé quelques premiers centaines de manifestants, qui ont donné le coup d’envoi de ce 21e vendredi en scandant “Etat civil et non militaire”, en réponse au chef d’Etat-major, Gaid Salah.

Mercredi, ce dernier a qualifié de “traitres à la solde de cercles hostiles à l’Algérie” les citoyens qui scandent ce slogan.

Les manifestants, après s’être rassemblés en face de la faculté centrale, se sont dirigé à la rue Abdelkrim Khattabi avant d’être repoussés par plusieurs cordons.

Des dizaines de milliers, voire des centaines, déferleront après la prière du vendredi.