ALGÉRIE
16/01/2019 13h:36 CET

Début ce mois-ci du tournage d'un film sur Si Mohand Ou Mhand

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Le premier tour de manivelle d’un film sur la vie et l’oeuvre du poète Si Mohand Ou Mhand sera donné ce samedi, 19 janvier, à Djemaa N Saridj, dans la commune de Mekla, une quinzaine de km à l’Est de Tizi-Ouzou, a indiqué mardi, la boite productrice du film.

Produit avec le soutien du Fonds de développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographiques (FDATIC), le long métrage intitulé “Si Mohand Ou Mhand” est réalisé par Mohamed Mouzaoui qui en est, également, le scénariste.

La trame du film, écrite il y a une trentaine d’années, a-t-il précisé à l’APS, “a subi quelques remodelages et allègements tout en gardant l’âme de ce qui est sa quête principale: la reconstitution de l’oeuvre dans son contexte”, soulignant que le film est “une fiction qui cherche la reconstitution de l’âme des poèmes et non pas se contenter de leur récitation”.

Selon le synopsis du film, celui-ci retrace “le destin contrarié” de la vie et  l’oeuvre du poète éponyme qui se confond avec “le destin collectif des algériens qui subissait à l’époque les assourdissants assauts d’une longue conquête coloniale”.

L’enfant, Mohand, qui n’avait que 12 ans lorsque les français vinrent à bout de la résistance de la Kabylie en 1857, avait assisté à la déchéance et l’expropriation de sa famille, jetée sur les routes. 

Une déchéance sociale qui l’a poussé lui-même à mener une vie d’errance à travers tout le pays durant une trentaine d’années avec comme seule arme, sa poésie, dont il fit “l’écho d’un peuple et d’un pays”.

Partant sur les traces du poète, le tournage du film déroulera, d’ailleurs, sur plusieurs sites, dont Tizi-Ouzou, Alger, Tébessa où Si Mohand avait travaillé à un moment donné dans les mines d’El Ouenza et Annaba où il avait souvent vécu et qu’il traversait pour aller en Tunisie.

Né entre 1840 et 1845 à Icheraiouen, commune de Larbaâ Nath Irathen, (25 Km au Sud-est de Tizi-Ouzou), Si Mohand Ou Mhand est mort le 28 décembre 1905 à Ain El Hammam. Beaucoup de ses poèmes, empreints de belles rimes et de clairvoyance et qu’il déclamait au gré des circonstances et des évènements ayant marqué sa vie, sont passés à la postérité comme paraboles.