ALGÉRIE
18/12/2015 02h:42 CET | Actualisé 18/12/2015 03h:57 CET

Après des accusations de "provocations", le MDN défend l'action des gendarmes à Debdeb (Illizi)

nabinfo7407/panoramio
Une vue de Debdeb, ville frontalière avec la Libye

Le ministère algérien de la défense nationale (MDN) a publié, jeudi, une "mise au point" après les déclarations du sénateur de la wilaya d'Illizi, Abbès Bouamama au sujet de "provocations" commises par des éléments de la gendarmerie nationale durant l'accomplissement de leur mission dans un quartier de la ville de Deb-deb, frontalière avec la Libye.

La mise au point fait référence à des articles publiés dans la presse - dont El Khabar - évoquant un "retour au calme" après des tensions à Debdeb.

Le journal El Khabar faisait ainsi état d'une lettre envoyée par le sénateur au chef d'état-major de l'armée algérienne au sujet de plaintes d'habitants à propos de "provocations de la part de certains éléments de la gendarmerie nationale" entraînant selon lui à des accrochages avec des jeunes. Les jeunes ont attaqué à coup de pierres les gendarmes qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.

Selon El Khabar, ces tensions sont intervenues sur fond d'une campagne de perquisition menées par les services de sécurité à la recherche d'armes. Tout en soulignant le caractère "isolé" de ces incidents, le sénateur a indiqué que le calme était revenu à Debdeb,qui est considérée comme une "région sensible" du fait de sa position frontalière avec la Libye.

La mise au point du ministère de la défense répond directement aux déclarations du sénateur Abbes Bouamama à certains médias "concernant ce qu’il considère comme des provocations de la part des éléments de la Gendarmerie Nationale, "lors de l’exécution d’une mission de perquisition au niveau du village de Mriksène/ commune frontalière de Deb-deb, qui ont déclenché des altercations entre ces derniers et quelques jeunes."

L'étau s'est resserré sur les contrebandiers

Le Ministère de la Défense Nationale rejette l'accusation de provocations et défend l'action des services de sécurité qui "dans le cadre de leurs missions et sur réquisition du Procureur de la République, ont procédé à la perquisition des habitations de certains individus, ayant des antécédents et connus pour leurs activités de contrebande dans la région, tout en respectant la réglementation en vigueur et sans aucun dépassement".

Selon le communiqué, les opérations menées par les services de sécurité ont "permis de neutraliser les activités des contrebandiers et de resserrer l’étau exercé sur eux, ce qui a poussé quelques jeunes influencés à se comporter d’une manière irresponsable et injustifiée."

"Après enquête des autorités compétentes concernant les allégations pour mauvais traitement, les notables de la région ont affirmé, par écrit, lors de leur rencontre avec le Commandant du Secteur Opérationnel d’In Amenas/4ème Région Militaire, que l’intervention rapide des éléments de la Gendarmerie Nationale, avec professionnalisme, et dans le strict respect de la loi, a permis de protéger les citoyens et leurs biens du saccage et de la destruction par les manifestants."

Les éléments de la gendarmerie, souligne le communiqué ont procédé à la dispersion des manifestants "sans incidents ni interpellation d’individus, contrairement à ce qui a été avancé par certains médias."

L'armée nationale populaire "ne ménagera aucun effort pour remplir ses missions constitutionnelles quant à la sauvegarde de la souveraineté nationale, la protection des citoyens et de leurs biens et la lutte contre toute forme de terrorisme, de criminalité organisée et de contrebande" conclut la mise au point.

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