TUNISIE
11/10/2019 20h:41 CET | Actualisé 11/10/2019 23h:08 CET

Débat du second tour entre Kais Saied et Nabil Karoui: Revivez le direct

Début du débat à 21h00 heure de Tunis.

Facebook/Elyes Jarraya
Débat présidentiel vendredi entre Kais Saied et Nabil Karoui, vendredi à la Télévision nationale

Les candidats qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle, l’indépendant Kais Saied et le président de 9alb Tounes Nabil Karoui s’affrontent lors du premier débat télévisé du second tour organisé en Tunisie, en marge de de l’élection du 13 octobre prochain.

Le débat sera diffusé sur plusieurs chaines de télévision et à la radio. 

Revivez le Direct:

23h01: 

Nabil Karoui: “Kais Saied a un programme Walt Disney. Il y a un programme qu’il ne peut appliquer, il y a des partis comme Ennahdha qu’il ne connait pas mais qui veulent le propulser à Carthage, il y a des pages Facebook sponsorisées qui le poussent mais il n’est pas au courant, et il fait sa campagne avec un capucin (...) On a vu ce qu’Ennahdha a fait avec Moncef Marzouki”.

Kais Saied: “Les jeunes qui sont derrières moi, ne sont pas des poupées de Walt Disney, ils ont un vrai programme” se défend Kais Saied affirmant être comme un oiseau, libre comme l’air.

22h57: Les promesses électorales à réaliser dans les 99 premiers jours:

Nabil Karoui promet de réunir les partis et les organisations pour mettre en place un projet pour lutter contre la pauvreté, d’aller à Gafsa et de réunir les gens travaillant pour la CPG pour leur proposer des solutions.

Kais Saied promet de restaurer le rôle social de l’Etat et de présenter des initiatives dans ce sens. Il affirme qu’il sera également le président de tous les Tunisiens afin qu’ils soient unis.

22h54: Question à Nabil Karoui sur un deal entre lui et Ennahdha pour sa sortie de prison: ”La cour de cassation a dit que la décision de la chambre d’accusation n’était pas légale. Pourquoi suis-je allé en prison? Parce que l’un souhaitait rester chef de gouvernement et le second à la tête du parlement”.

“Il ne s’est passé aucun deal avec Ennahdha, et je ne le ferai pas à l’avenir” dit-il.

22h51: Question à Kais Saied sur ses liens avec certains partis politiques: “Je suis indépendant et je resterai indépendant (...) Je n’ai jamais rencontré personne d’Ennahdha ni avant ma candidature, ni après”.

“Celui qui veut appuyer mon projet, que grand bien lui en fasse, celui qui ne veut pas appuyer mon projet, c’est pareil” dit-il.

22h48: Question spéciale à Nabil Karoui sur le financement de sa campagne et notamment le paiement de 150.000 dollars à une société de lobbying: “Mes avoirs son gelés, ma mère m’a donné le chèque pour payer les 10.000 dinars pour pouvoir être candidat”.

Concernant la société de lobbying: “Qui a monté cette histoire? Voilà la question (...) Qui l’a payé pour m’atteindre? Il dit ce qu’il veut, cela n’est pas vrai”.

22h45: Question spéciale à Kais Saied sur le financement de sa campagne: “J’ai obtenu 50 dinars pour ouvrir le compte bancaire destiné à la campagne. L’argent de ma campagne la part de ma famille et de mes amis et je vais le leur rendre” dit-il.

Concernant la déclaration de patrimoine qui lui est prêtée et qui circule sur les réseaux sociaux: “Mon père est mort, nous avons vendu le bien pour acheter un appartement à ma mère et à mes frères (...) J’ai une maison dont je suis propriétaire et pour laquelle je paye encore le crédit”.

22h40: L’appui à la presse et surtout la presse publique: 

Kais Saied: “La liberté d’expression et de la presse doivent être protégées”.

“La liberté de pensée est le préalable de la liberté d’expression. Nous sommes aujourd’hui soumis à des pensées qu’on nous impose (...) Les citoyens subissent des lavages de cerveaux de la part des lobbies qui se cachent derrière les médias” dit-il expliquant qu’il ne portera jamais plainte contre un journaliste s’il arrivait au pouvoir. “L’histoire se chargera de restaurer la vérité”.

Nabil Karoui: “Il faut mettre en place l’instance constitutionnelle chargé des médias, la HACA à la place de la HAICA” dit-il.

“En Tunisie, 90% des Tunisiens regardent la Télévision tunisienne contre seulement 10% qui regardent les chaines étrangères, et ce grâce à la révolution, contrairement aux autres pays arabes. Cela prouve que les Tunisiens ont confiance en leurs médias” analyse-t-il.

“Je ne porterai jamais plainte contre un journaliste. D’ailleurs je ne l’ai jamais fait. Je serai le premier défenseur des journalistes et des blogueurs” dit-il.

22h37: Kais Saied: “Cela fait partie du rôle sociale de l’Etat (...) Certains pensent que le couffin du tunisien est un moyen de pression sur celui-ci”.

“Il faut que le responsable soit contrôlé par le citoyen” dit-il. “Le responsable quel qu’il soit doit pouvoir être contrôlé par le citoyen, même le président de la République”.

“Les opérations de contrôles ne servent à rien” poursuit-il.

22h35: Nabil Karoui concernant le pouvoir d’achat: “Nous avons un programme basé sur le contrôle des marchés”.

“Il existe des lobbies et des mafias qui ont fait main basse sur ça (...) Il faut mettre en place un système de contrôle. Quand on voit que l’on importe de la pomme de terre alors qu’on peut la produire en Tunisie...Il faut se retrousser les manches” dit-il.

22h33: Nabil Karoui sur la lutte contre la corruption: “Nous avons toutes les lois et les instruments nécessaires pour lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale. Le problème, c’est que l’Etat n’est plus présent”.

“Il faut remettre en place un Etat fort qui applique la loi. Quand on voit dans une administration un P-DG ne vient pendant 6 mois, qu’est-ce qui se passe? Un laisser-aller s’installe. C’est pareil au niveau de l’Etat, personne n’intervient et donc chacun fait ce qu’il veut”.

22h30: Dernier thème: Affaires publiques.

Kais Saied sur la lutte contre la corruption: “Il faut un contrôle opérationnel des citoyens sur les responsables publics (...) Les initiatives législatives ne résoudront pas le problème, il y a de nombreuses lois contre la corruption et ça continue”.

22h18: Promesses, propositions et débat.

Nabil Karoui: “Je viens avec un projet construit sur un constat que j’ai vécu auprès des tunisiens. Les pauvres se sont appauvris et la classe moyenne aussi (...) Nous avons réuni des experts et avons préparer l’un des meilleurs programmes en la matière”.

“Celui-ci compte aussi libéraliser notre économie. On ne produit plus, on n’exporte plus. Il y a des lois qui accablent l’économie tunisienne. Nous faisons encore avec des anciennes lois” dit-il avant de poursuivre: “La Tunisie a besoin d’être au 21ème siècle. Malheureusement nous sommes encore au 20ème siècle (...) On fera des réformes opérationnelles dans les 2-3 mois”.

Kais Saied: “L’Etat doit retrouver son rôle social (...) Cela fait partie des droits de l’Homme. Nous parlions des enfants, nous leurs avons même volé leurs rêves” dit-il.

“Le peuple tunisien sait ce qu’il veut, les jeunes tunisiens sait ce qu’il veut. Il faut lui donner les outils juridiques pour aller là où il veut” explique-t-il avant d’être interrompu par Nabil Karoui qui lui reproche de ne pas avoir de programme, dans une situation où le pays est au bord du gouffre.

“Il existe des partis qui ont des programmes avec lesquels nous devons composer” rappelle Nabil Karoui. Ce à quoi Kais Saied répond: “Je prendrai des initiatives législatives qui répondent aux aspiration des jeunes”.

“Et si ces jeunes vous demandent la lune, seriez-vous capable de la leur accorder?” s’interroge ironiquement Nabil Karoui.

“La vraie constitution est écrite sur les murs: ‘nous voulons vivre comme vous’ est-il écrit à Kasserine, ils ne veulent donc pas la lune” répond Saied.

“Le problème n’est pas la constitution, c’est la pensée politique actuelle qui n’est plus en adéquation la nouvelle pensée politique réclamée par les jeunes” poursuit-il.

22h13: Allez-vous adopter la loi de finances si elle ne vous permet pas de mener à bien vos programmes?

Nabil Karoui: “Je le signerai. Ensuite, il existe les lois de finances complémentaires pour ajuster (...) Je ne vais pas me précipiter”.

Kais Saied: “Il y a la proposition de la loi des finances que l’on peut adopter. Si on l’adopte pas, on peut prendre des décrets pour ne pas toucher à la continuité de l’Etat (...) Pour moi, la continuité de l’Etat doit primer, donc je signerai et puis on pourra toujours adopter une loi de finances complémentaire”.

22h08: Dans quel cas extrême présenteriez-vous votre démission? 

Kais Saied: “Celui qui porte une responsabilité face à dieu, face au peuple et face à l’Histoire (...) Je m’adresserai au peuple et leur dirait la vérité”

“Ce n’est pas une question de personnes mais de propositions. Qu’est-ce que j’aurai proposé comme initiatives législatives au peuple tunisien, c’est sur ça que je dois être jugé” dit-il.

Nabil Karoui: “Si je découvre que suis malade, et que ça ne me permette plus de poursuivre mon mandat, je l’annoncerai et je démissionnerai.  Dans les autres cas, je n’abandonnerai pas mon peuple et continuer le combat”.

“Nous avons parmi les meilleures constitutions du monde mais nous n’avons pas su l’appliquer (...) Il faut mettre en place la Cour constitutionnelle pour que les lois qui existent soient en adéquation avec la constitution” dit-il. 

22h06: Kais Saied propose la création d’un Haut conseil de l’éducation et de l’enseignement, qu’il a déjà proposé.

“L’Etat doit retrouver son rôle social en matière d’éducation, de santé (...) Regardez l’état des hôpitaux, et pas besoin d’aller loin, il suffit juste de voir les hôpitaux en face du ministère de la Santé” affirme-t-il.

“Je modifierai la loi régissant la santé publique, celle sur les caisses sociales” explique-t-il affirmant que la responsabilité politique sera assumée par les députés s’ils n’adoptent pas ses propositions.

22h04: Nabil Karoui débute par sa première initiative législative qu’il proposera: “Je proposerai une initiative pour lutter contre la pauvreté. Je réunirai tous les partis politiques, les organisations nationales pour dialoguer et trouver une solution pour lutter contre la pauvreté. Nous avons 1 million de pauvres et 2 millions qui sont sur le point de le devenir”.

“J’ai un programme complet construit sur ce que j’ai vu sur le terrain (...) Après ce dialogue, une initiative sera proposée” dit-il.

22h03: Place au troisième thème: Les pouvoirs du président en lien avec l’exécutif et le législatif.

21h51: Promesses, propositions, débat sur ce thème entre les deux candidats: 

Nabil Karoui: La politique étrangère doit pouvoir faire porter haut l’étendard du pays et ramener les investissements, notamment à travers la diplomatie numérique qui créera des emplois à travers des certifications accordés par les GAFA qui créeront de l’emploi: “Avant quand les jeunes quittaient l’école, ils apprenaient un métier manuel. Aujourd’hui, c’est le numérique, ils apprennent le coding, le hacking” dit-il.

Kais Saied refuse le débat, de poser des questions ou d’interrompre son adversaire: “Cela est destiné au peuple tunisien. Nous ne sommes pas en concurrence” avant de présenter ses propositions.

“Les Tunisiens détestent les promesses, je parle à l’esprit des Tunisiens, je ne fais pas de promesse” dit-il expliquant que les jeunes ont des programmes pour leurs régions.

“Les jeunes veulent être des citoyens actifs, ils ne veulent pas être un bulletin dans une urne. Comment est née la révolution? ils demandaient travail, liberté, dignité, c’est eux qui ont donné leurs propositions pour mon programme” poursuit-il, ne répondant pas à la question et est interrompu par Nabil Karoui qui l’interroge.

“Si on ne comprend pas leurs préoccupations, comment leur créer des emplois? L’Etat doit être là pour donner une vision” affirme Karoui qui qualifie le programme de Kais Saied de “création de comités populaires dans les régions”.

“Les jeunes présenteront leurs projets de développement pour leurs délégations. Ils ont des projets. Ce n’est pas des comités populaires parce que cela se base sur des élections” rétorque Kais Saied qui explique qu’il présentera une proposition à l’Assemblée pour réformer la constitution dans ce sens.

“Si l’ARP refuse, c’est bon, vous vous arrêtez là? Vous baissez alors les bras?” ironise Nabil Karoui.

21h49: Nabil Karoui: “Notre position doit être calquée sur celle des palestiniens (...) Nous appuyons les palestiniens dans leur combat”.

″Je suis pour une loi qui criminaliste la normalisation avec Israel” dit-il. 

“J’ai rencontré quelqu’un qui a un passeport canadien. Je ne savais qu’il travaillait pour les services de renseignements israéliens. Comment a-t-il pu rentrer en Tunisie si c’était le cas? Disons le clairement: qui me l’a envoyé?”

21h46: Kais Saied sur la normalisation avec Israel: “Soyons clairs, cette question ne concerne pas les juifs (...)” commence-t-il.

“Normalisation avec qui? Le mot normalisation est faux. C’est une traitrise. Celui qui fait avec l’entité sioniste doit être jugé pour haute trahison (...) Nous sommes en situation de guerre” déclare-t-il avant de poursuivre: “Nous faisons avec les juifs mais nous ne faisons pas avec le gouvernement israélien. Non, ils ne rentreront pas en Tunisie avec un passeport israélien mais avec un autre passeport oui”

“Je mettrai ça comme haute trahison et sanctionnerait cela de la sorte” conclut-il.

21h43: Kais Saied sur le même thème: “Il y a la légalité internationale (...) Il existe une décision du Conseil de sécurité à ce sujet”.

“Une conférence va avoir lieu en Allemagne à ce sujet sans les libyens, ce qui doit être refusé (...) Ne touchez pas à la Libye” dit-il.

“Je recevrais toutes les parties au conflit pour être une force de proposition au nom du peuple libyen” assure Saied expliquant que “la Tunisie doit être une terre dialogue parce que cela concerne la Tunisie”. 

21h41: Nabil Karoui sur la crise libyenne: “On ne pourra pas avancer sans que la crise libyenne ne prenne fin”.

“Tant que la Tunisie et l’Algérie ne soient pas parties prenantes à la solution à la crise, celle-ci ne se résoudra pas. Nous sommes tous les trois intiment liés”

“Il y a l’Italie, la France, les Etats-Unis, la Russie, le Qatar, les Emirats et l’Egypte qui sont parties prenantes dans ce qui s’y passe. Il faut que la solution se fasse entre les libyens mais prenant part aux discussions nous pourrons rapprocher les vues entre les deux parties libyennes” poursuit-il.

21h39: Nabil Karoui sur la même question: “Je serai le premier ambassadeur de la Tunisie pour trouver des marchés, ramener des investissements en Tunisie”.

“Il y a aussi la diplomatie numérique. Je créerai un ambassadeur pour les GAFA (...) Ces entreprises peuvent venir investir ici et créer des emplois pour être prêts pour la 4ème révolution industrielle” affirme-t-il.

“Les marchés africains sont importants (...) La production tunisienne est demandée en Afrique mais on n’a pas les avions ou les bateaux pour les exporter parce que l’Etat n’incite pas à cela” poursuit-il.

21h36: Les nouveautés en matière de diplomatie économique. Kais Saied débute: “Il y a des bases par lesquelles nous sommes tenus comme les conventions signées par l’Etat” avant de citer une anecdote sur Bourguiba et l’Algérie.

“L’ALECA est encore en négociation. Le problème est que celui-ci ne peut être résolu sans que l’on résolve nos problèmes (...) On n’acceptera pas ce qui va à l’encontre des intérêts des Tunisiens” dit-il.

21h35: Deuxième thème: Place à la diplomatie et les relations internationales.

21h31: Kais Saied: “Je ne fais pas de promesses mais des propositions” dit-il affirmant avoir proposé en 2014 un projet de loi appelé “FIDAA” concernant la création d’une institution chargée de prendre en charge les martyrs et blessés des forces de l’ordre mais aussi de la révolution.

“Celui qui décède continue de percevoir son salaire même s’il est mort, au profit de sa famille et sa promotion se poursuit et avec ses avantages pour les forces de l’ordre, les militaires et les forces de la douane” dit-il expliquant l’avoir proposé à la constituante en temps que citoyen sans qu’il n’ait été pris en considération.

21h28: Place aux promesses et aux questions ouvertes des candidats sur ce thème.

Nabil Karoui propose un service de renseignement unifié, faire évoluer la cybersécurité, s’occuper plus des agents de l’ordre, acheter plus de matériels pour mieux les équiper, englober l’eau, l’agriculture et d’autres domaines à la sécurité nationale.

“Nous voulons multiplier par trois le salaire des sécuritaires qui sont décédés pour que leurs familles ne manquent de rien (...) Je sais ce que c’est de perdre un fils. Cela ne doit pas être seulement un numéro, ou un tombeau qu’on oublie ensuite” dit-il.

21h25: Même question pour Kais Saied qui revient sur la proposition de Nabil Karoui de créer un tribunal spécial: “Constitutionnellement, cela n’est pas possible”.

Quant à la sécurité nationale, celle-ci ne doit pas être seulement destinée au volet sécuritaire. Elle doit s’élargir à l’éducation “pour lutter contre le terrorisme”, à l’agriculture, à l’eau...

21h23: Nabil Karoui sur le conseil de sécurité national: “Pour moi, la sécurité nationale, ce n’est pas seulement la police, l’armée ou la douane, c’est aussi la question de l’eau, la technologie et les dangers pour les citoyens, la santé, l’agriculture, l’économie”.

“Le tourisme peut aussi faire partie de la sécurité nationale. On doit élargir le domaine de la sécurité nationale en y intégrant des experts dans ces domaines” affirme-t-il.

21h21: Nabil Karoui sur le même sujet: “Chokri Belaid était mon avocat” débute-t-il. “Si l’on continue comme ça on ne connaitra jamais la vérité”.

“Sous l’égide du Conseil national de sécurité, on créera un tribunal ou une commission spéciale ad hoc, qui doit enquêter et faire la vérité sur ses dossiers. Ils ne travailleront que sur ces dossiers” préconise-t-il.

21h18: Kais Saied sur les dossiers Belaid et Brahmi et l’appareil secret d’Ennahdha: “Le problème c’est la justice. Pourquoi certains dossiers sont étudiés et d’autres non?”

“Dans le domaine civil, certains dossiers restent 17 ans en suspend” dit-il.

“Je ne suis pas un service de renseignement pour savoir si l’histoire de l’appareil secret est vraie (...) Mais il faudra que la politique ne rentre pas dans la justice indépendante, ni dans le domaine public” poursuit-il.

21h16: Pour Kais Saied, tout le problème est l’application de la loi. Selon lui, la loi existe mais elle n’est pas appliquée. “La loi doit être appliquée à tous, sans distinction, ce qui n’est pas le cas” dit-il.

“Plusieurs parlent de renseignements comme un secteur banal comme si l’on parlait de mathématique (...) Comment en est-on arrivé là?” s’interroge-t-il.

21h14: Nabil Karoui sur la lutte contre le terrorisme: “Comme en France ou en Angleterre, on s’est retrouvé en difficulté au début mais au fil du temps notre sécurité a été renforcée”.

“Ce qui nous manque aujourd’hui, c’est un service de renseignement complet et complémentaire. En le ramenant sous la coupe de la présidence de la République, cela permettra d’être plus efficace avec un seul centre de commandement” dit-il.

“Il faut appliquer la loi anti-terroriste. Elle n’est pas appliquée de façon concrète”.

21h13: Début du premier thème: La sécurité et la défense

21h11: Nabil Karoui se présente à son tour: “Aujourd’hui c’est un rêve pour moi et pour nous tous parce que dans le monde arabe, on n’a pas tous les jours la chance de voir un tel débat du second tour à la télévision”.

“Je ne suis pas un candidat classique. N’attendez pas de moi le verbiage d’un avocat ou les connaissances d’un juriste, mais je suis quelqu’un de pragmatique qui connait parfaitement le terrain et les Tunisiens”

21h10: Kais Saied se présente et commence par remercier le peuple tunisien de sa confiance. “Le peuple tunisien est revenu à la rue à travers les urnes, de façon démocratique pour faire parvenir sa voix”.

21h08: Cela commence par une petite présentation des deux candidats avant de passer aux premières questions.

21h05: 5 minutes de pause publicitaire plus tard, le grand débat commence.

21h00: Tout le pays vit au rythme du grand débat. Les cafés sont bondés pour suivre le grand débat. Certains bars ont également décidé de diffuser cet évènement.

 

20h54: Pour rappel, les partisans des 2 candidats ont clôturé leur campagne électorale à l’avenue Habib Bourguiba en début de soirée.

 

20h48: A 20 minutes du grand débat, le chef du gouvernement Youssef Chahed se fend d’une publication sur son intention de vote au second tour: “Comme je l’ai dit avant. Le choix est entre l’Etat ou la corruption, la Tunisie ou la corruption. Dimanche, je ne voterai pas pour la corruption”. Son parti a choisi de ne pas donner de consignes de vote.

 

20h45: Sur les réseaux sociaux tunisiens, les internautes attendent avec impatience le coup d’envoi.

 

20h43: Vous pouvez suivre le débat en direct via ce lien de la Télévision nationale.

 

20h40: Le débat sera assuré par les journalistes Chaker Besbes et Asma Bettaieb.

20h37: Le débat débutera à 21h00 et sera diffusé en direct à la Télévision Nationale. Plusieurs autres chaines de télévision le diffuseront à l’instar de France 24 arabi. La radio également ne sera pas en reste puisque Mosaïque Fm, Shems Fm ou encore IFM feront profiter leurs auditeurs du débat.

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