MAROC
28/06/2019 14h:52 CET

De retour, les enseignants contractuels annoncent une marche nationale le 20 juillet à Marrakech

Ils demandent, entre autres, que les résultats de l'enquête sur le décès de Abdellah Hajli soient dévoilés.

Youssef Boudlal / Reuters

CONFLIT SOCIAL - Non, leur combat n’est pas fini. Les enseignants contractuels ont tenu à le rappeler par le biais d’un communiqué de leur coordination nationale, publié ce vendredi 28 juin. Ils y assurent qu’ils ne cesseront jamais de militer pour leur cause: l’intégration dans le statut de la fonction publique au ministère de l’Education nationale. Leur recrutement par contrat, ils persistent à le refuser malgré les garanties que le gouvernement leur a présentées et pour le rappeler, ils ont décrété une marche nationale le samedi 20 juillet à Marrakech. 

Pour eux, ce sera un rappel mais aussi un nouvel hommage à celui qu’ils appellent “notre père spirituel”, Abdellah Hajli. Décédé, il y a un mois jour pour jour, à l’hôpital Ibn Sina à Rabat, il était le père de Houda Hajli, enseignante contractuelle de Safi. Blessé alors qu’il était à ses côtés lors de la manifestation du 24 avril, il avait été hospitalisé ce jour même, avant de rendre l’âme le 27 mai. Le lendemain, le procureur général près la cour d’appel de Rabat a ordonné l’ouverture d’une enquête devant faire la lumière sur les circonstances de cette mort. Pour cela, il a ordonné l’exhumation du corps qui venait d’être inhumé à Safi le même jour, en vue de pratiquer une autopsie devant déterminer les causes de la mort.

“Nous condamnons la lenteur que prend la publication des résultats de l’enquête”, lance la coordination, craignant que cette affaire “soit mise en veilleuse”. Revendiquant que les résultats de cette enquête soient révélés “le plus rapidement”, cette coordination prévient qu’elle ne baissera pas les bras. Elle précise, dans son communiqué, que son conseil national se tiendra les 13, 14 et 15 juillet pour décider des démarches à entreprendre dans ce combat. 

Depuis la suspension de leurs grèves et leur retour aux classes le 29 avril, les enseignants contractuels affirment avoir “subi des prélèvements sur salaire” et  “n’avoir pas perçu leurs allocations familiales”, selon le communiqué de la coordination qui appelle les cadres, associations de la société civile et des parents d’élèves, syndicats et partis politiques à apporter leur soutien dans le cadre d’un combat plus général visant à préserver “l’école publique”.