LES BLOGS
27/08/2018 14h:54 CET | Actualisé 27/08/2018 14h:54 CET

De quelle égalité parle-t-on?

Si toi aussi, tu t’es reconnu dans ces quelques lignes, tu es malheureusement victime de notre temps.

BrianAJackson via Getty Images

Tu penses que la femme est l’égale de l’homme? Tu penses aussi que l’homme qui ne te propose pas de venir te chercher lors de votre rencard est un looser? Tu penses que la parité dans le partage de l’héritage est une nécessité absolue? Tu penses aussi que l’homme doit te payer ta robe de mariée parce que c’est comme ça qu’on fait? Tu penses que ton mari ne doit pas te payer ta dot? Mais que ton copain doit te payer ton sandwich, café et sortie jusqu’à n’en plus finir? Galanterie oblige!?

Si toi aussi, tu t’es reconnu dans ces quelques lignes, tu es malheureusement victime de notre temps.

En marge du débat soulevé par les propositions de la COLIBE, souvent mouvementé entre ceux qui soutiennent et ceux qui s’oppose à ce rapport, une réflexion s’impose.

Eh oui, malheureusement le constat est amer mais tellement véridique. Le stéréotype de la femme Tunisienne moyenne (je n’oserais pas généraliser) est perdu, entre deux choix totalement différents.

La fracture générationnelle est tellement importante que certaines Tunisiennes ont opté pour le chemin le plus court, prendre l’égalité quand ça lui chante, l’abandonner derrière le sacrosaint “c’est un homme”, lorsqu’il s’agit d’assumer des responsabilités, surtout financières.

Entre héritage du passé et nouvelles données sociales, la cohabitation identitaire est souvent difficile.

Cet article ne remet en aucun cas en cause les propositions de la COLIBE que, moi simple observateur averti, soutient de toutes mes forces, je ne cherche qu’à interpeller certaines d’entre vous, chères lectrices que plus grand est le droit, plus grand est le devoir.

Il faut chercher à briser les tabous autour de l’argent, à encourager les filles à devenir plus autonomes, surtout sur le plan financier, et à ne pas traiter les hommes qui refusent de se soumettre à ce dogme comme des crevards ou pas gentlemen.

Pour finir, j’encourage toutes les femmes à faire bouger les mentalités, à révolutionner l’approche et surtout à soutenir les propositions de la COLIBE.

“L’égalité c’est avant tout dans les têtes et non les textes”.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.