TUNISIE
07/01/2019 18h:10 CET

De nouvelles révélations dans l'affaire "Halk El Menzel"

Le 31 août dernier, la présidence du gouvernement avait décidé de limoger plusieurs responsables liés au secteur des énergies, des mines et des énergies renouvelables, dont le ministre et le secrétaire d'État.

Lost Horizon Images via Getty Images

L’affaire Halk El Menzel, une affaire de soupçon de corruption pétrolière qui, en août dernier, avait soulevé le gouvernement jusqu’à ses plus hauts cadres, menant au limogeage du ministre de l’Énergie et des mines Khaled Kaddour, continue de faire parler d’elle.

Selon la radio Mosaique FM, le Contrôle Général des Services Publics (CGSP) et le Contrôle Général des Finances (CGF) ont établi qu’une erreur de calcul du droit fixe entre 2004 et 2011 a coûté à l’État tunisien la somme d’un million 976 mille dinars.

Dans une déclaration à Mosaique FM, le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a expliqué qu’aucune accusation de corruption n’avait été dirigée vers le ministre Kaddour, et que son limogeage était venu dans le cadre d’une restructuration du secteur des hydrocarbures afin de réduire les problèmes de gouvernance cumulés depuis des années.

“Les responsabilités seront établies à la publication de ce rapport, et toutes les mesures légales nécessaires seront prises” a-t-il ajouté, expliquant que les estimations du niveau de pétrole de la concession “Halk El Menzel”, et la différence entre le niveau réel et hypothétique ne peuvent être expliquées que par le fait que le champ a continué d’être exploité.

Le 31 août dernier, la présidence du gouvernement avait décidé de limoger plusieurs responsables liés au secteur des énergies, des mines et des énergies renouvelables.

Mis à part le ministre Khaled Kaddour, il y a eu le secrétaire d’État aux mines Hachem Hmidi, le directeur général des carburants et le directeur général des affaires juridiques au sein du ministère ainsi que le P-DG de l’ETAP Moncef Matoussi.

L’affaire “Halk El Menzel” a alors été un des dossiers de corruption soupçonnée par le gouvernement. Celle-ci implique un exploitant d’un champ pétrolier à Monastir dont l’autorisation a expiré depuis 2009 mais qui a toutefois continué l’exploitation. Selon Dahmani, le ministère de l’Énergie “n’a pas réagi et avait choisit de fermer les yeux sur cette exploitation illégale”.

L’exploitant avait alors continué à bénéficier des exonérations fiscales prévues par le code des Énergies.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.