MAROC
11/06/2018 14h:19 CET | Actualisé 11/06/2018 14h:20 CET

Robert De Niro acclamé aux Tony Awards 2018 pour son "Fuck Trump" (censuré)

Comme à son habitude, De Niro n'a pas caché son hostilité à l'égard du président américain.

TRUMP - Le passage de Robert De Niro à la 72e cérémonie des Tony Awards, ce dimanche 10 juin, n’est pas passé inaperçu. Monté sur scène pour introduire le show de Bruce Springsteen, l’acteur américain n’a pas mâché ses mots concernant Donald Trump lors de son discours.

En arrivant face au pupitre, De Niro annonce n’avoir qu’une seule chose à dire: “Fuck Trump”. Comprenez “j’emmerde Trump”. L’interprète de Travis Bickle dans “Taxi Driver” lève alors les bras en l’air en signe de contestation, avant de recevoir une standing ovation de la part du public et de réitérer ses propos une seconde fois comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous.

La haine de Robert de Niro pour Donald Trump est une des choses les plus drôles au monde.
(Félicitations à l’Australie de ne pas censurer les gros mots à la télévision)

 

La cérémonie, qui récompense les créations d’art dramatique américain et qui avait lieu au Radio City music-hall de New York était diffusé en direct sur la chaîne américaine CBS, mais avec un différé de quelques secondes. Un décalage suffisant pour biper les insultes de De Niro au président américain. Cependant, l’émission retransmise dans de nombreux pays n’a pas été bipée à l’international permettant à de nombreux internautes de capturer l’instant qui est très vite devenu viral sur les réseaux sociaux.

CBS a déclaré plus tard dans un communiqué que “les commentaires de M. De Niro étaient imprévisibles et inattendus. Le langage injurieux a été supprimé du programme”. En effet, aux Etats-Unis, la Federal Communications Commission, équivalent du CSA en France, interdit les insultes à la télévision américaine aux heures de grande écoute.

Connu pour son engagement à l’encontre de Donald Trump, Robert De Niro l’avait déjà attaqué de façon frontale en 2016 en déclarant dans une vidéo: “Je voudrais le frapper au visage”.