LES BLOGS
09/07/2019 09h:08 CET | Actualisé 09/07/2019 09h:09 CET

Dans quel vide sommes-nous?

Anadolu Agency via Getty Images

1.    La révolution de février continue, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, son œuvre pédagogique magistrale. Elle nous enseigne notamment que :

2.    Les peuples n’oublient rien. Ils peuvent éventuellement pardonner, mais oublier, non. C’est impossible, car un peuple qui perd la mémoire, perd son identité. 

3.    Aujourd’hui, les États n’existent que par la force de leurs institutions. Autrement dit, par la pertinence, l’efficacité, la pérennité des principes qui les guident et des règles qu’ils se donnent, souverainement. En dehors de cela, ce sont des coquilles vides, des fictions pitoyables, des instruments de la corruption, de l’arbitraire et de la vassalité. 

4.    Les Constitutions n’ont de valeur que si elles émanent de la volonté du peuple et qu’elles l’incarnent, que si elles expriment et dessinent la vision que le peuple a de lui-même et de sa place dans le monde, que si elles sont en accord profond avec l’histoire du peuple et avec son ambition pour l’avenir le plus lointain.

5.    Les gouvernements ne gouvernent que s’ils sont voulus, acceptés et respectés par le peuple, pour leur efficacité à servir et à défendre l’intérêt général et le bien public, et, par dessus tout, pour leur légitimité.