MAROC
02/08/2019 16h:05 CET | Actualisé 02/08/2019 16h:08 CET

Dans "Fast and Furious", un système de points entre les acteurs

Vin Diesel avait la sensation de prendre plus de coups que son adversaire à l'écran, Jason Statham.

CINÉMA - Les mâles alpha, ça n’aime pas perdre, même dans les films. “Fast and Furious: Hobbs and Shaw” sort en France mercredi 7 août et on y retrouvera Dwayne Johnson ainsi que Jason Statham, deux des acteurs les plus virils d’Hollywood. Tellement virils qu’aucun ne veut perdre une scène de bagarre...

Pour les derniers longs-métrages de la franchise avec Vin Diesel (qui n’est pas présent dans ce film mais bien dans celui de l’année prochaine), les producteurs ont dû se plier aux egos des trois superstars. Chaque scène de bagarre doit se finir par une égalité. Aucune star ne prend l’avantage sur l’autre. 

Un système de points par type de coup

Comme le rapporte le Wall Street Journal dans un article du 1er août, Vin Diesel, sur le tournage du septième “Fast and Furious”, avait la sensation de prendre plus de coups que son adversaire à l’écran, Jason Statham. Il est alors allé faire part de ses états d’âme à la production et a soumis l’idée suivante: instaurer un système de points pour chaque coup. Un coup de poing vaut tant, balancer quelqu’un contre un mur vaut tant, etc. De sorte que personne ne finisse vainqueur par rapport aux autres. Trop compliquée à mettre en place, les producteurs ont refusé cette proposition.

Pourtant dans le contrat de Jason Statham il est stipulé qu’il y a une limite jusqu’à laquelle son personnage peut être blessé. Vin Diesel a lui sa plus jeune sœur qui compte les coups qu’il reçoit dans le film.  

 

Une fierté qui joue un rôle important à l’écran et dans la manière dont les combats sont scénarisés. “Bien sûr que ça compte!” confie Michael Fottrell, un des producteurs de la franchise, au Wall Street Journal

Utilisation du procédé “Deus ex machina”

Si le système de point ne s’est pas officiellement installé, on réalise que les personnages se rendent parfois les mêmes coups à quelques secondes d’intervalle. Comme dans “Furious 7” (2015), lorsque Jason Statham pulvérise une vitre parce que Dwayne Johnson l’y a envoyé, alors l’Anglais fait subir le même sort à l’ancien catcheur quelques instants plus tard. Égalité, un partout, balle au centre. 

Même lorsqu’on pense qu’un personnage va finalement succomber, la production use du procédé appelé “Deux ex machina”. Cela signifie que l’on justifie un événement par une intervention du destin. Dans ce même “Furious 7″, il a fallu qu’un hélicoptère tire des missiles pour empêcher Vin Diesel de tuer Jason Statham. Un procédé très souvent utilisé dans “Fast and Furious” pour qu’en fin de compte, aucun des trois acteurs ne soit perdant. 

Ce genre de demande n’est pas anodin et révèle un vrai jeu d’ego entre les acteurs. Le Wall Street Journal rapporte par exemple qu’une scène où Dwayne Johnson devait être allongé aux pieds de Vin Diesel, a été modifiée parce que l’acteur a demandé qu’il soit au moins assis. La fierté qu’on affiche à l’écran compte aussi. 

 

Cet article a été initialement publié sur le HuffPost France.