MAROC
13/06/2019 10h:05 CET

Dans "C à vous", Latifa Ibn Ziaten remercie les Français pour leur soutien

Lundi 10 juin, la mère d'un militaire tué par Mohamed Merah a découvert des menaces et insultes antisémites taguées à son domicile.

CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 5

TÉLÉVISION - “Je promets à tous ces gens qui m’ont envoyé des mots d’amour et qui m’ont soutenue que je ne lâcherai rien, que je serai toujours debout et que je serai là pour ce pays que j’aime.” Deux jours après avoir découvert des tags antisémites sur sa maison, Latifa Ibn Ziaten est loin d’avoir renoncé à son combat. 

Depuis 2012, la mère d’Imad, l’un des militaires tués par le terroriste Mohamed Merah, se déplace partout en France pour y prôner l’acceptation de l’autre et l’entente entre les religions. Une posture qui en dérange certains, comme l’ont encore prouvé les graffitis de menaces retrouvés chez elle le 10 juin

Un nouvel épisode de haine, qui n’a fait que renforcer la détermination de la quinquagénaire. 

Comme elle l’a expliqué sur le plateau de “C à vous”, ce mercredi 12 juin, Latifa Ibn Ziaten a effectivement reçu de très nombreux messages de soutien à la suite de la découverte des tags. Des témoignages de respect et d’amour qui l’ont confortée dans son envie de changer les choses. “Je remercie tous les Français, tous les gens qui m’ont soutenue, qui ont envoyé des messages, de beaux messages.”  

Alors que certains participants à une rencontre à laquelle elle prenait part on renoncé à la voir après les inscriptions, elle a ainsi martelé son message. “Il ne faut pas baisser les bras. Quand j’ai vu [les inscriptions antisémites du même genre sur des portraits de Simone Veil], ça m’a fait trop mal. Mais c’est nettoyé, c’est effacé, il n’y a plus rien maintenant.” 

Pour la mère d’Imad Ibn Ziaten, “il ne faut pas intégrer la peur”, il faut demeurer fort et poursuivre le combat face à la haine. À son mari, inquiété par les menaces, elle a même assuré qu’elle n’avait “pas le droit” de cesser la lutte. 

“Depuis que j’ai entamé cette démarche sur le terrain, je sais que je m’engage dans quelque chose de difficile, de dangereux. Mais j’assume. C’est important pour la mémoire de mon fils, j’assume pour la jeunesse, pour la société d’aujourd’hui”, a-t-elle également clamé sur le plateau de France 5. “Il y a plein de jeunes qui ont besoin de moi. Je ne peux pas m’arrêter comme ça.” 

Cet article a été initialement publié par Le HuffPost France.