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13/09/2018 08h:34 CET | Actualisé 13/09/2018 08h:35 CET

"Dalida" de Soolking : un pastiche actualisé de la célèbre chanson "Paroles, paroles"

Facebook/SoolkingOfficiel

L’artiste Soolking imite dans son nouveau titre le style de la célèbre chanteuse Dalida en réalisant un pastiche de sa célèbre chanson “paroles, paroles”. Ce dernier semble vouloir clairement lui rendre hommage puisqu’au-delà d’un refrain qui y fait référence, il intitule sa chanson en son nom.

Cette chanson qui sort en 1973 et chanté avec Alain Delon, devient un succès en France. Elle met en avant un échange entre un beau parleur et une femme qui en fait ne donne pas d’importance aux tendres paroles de ce dernier. Cette idée de remettre en question les paroles d’autrui est reprise dans le texte de l’artiste algérien pour principalement parler de ceux qui sous-estiment les autres, ceux qui souhaitent s’en sortir et qui vivent dans la précarité.

Notons également un point commun entre les deux artistes, la chanteuse Dalida est d’origine italienne, elle a vécu en Egypte, puis en France. L’artiste Soolking est algérien, il a quitte son pays natal pour venir vivre en France.

Les paroles

Les premières paroles de la chanson mettent directement l’auditeur dans l’esprit d’une personne qui vit des difficultés et le manque de mise en valeur de ce qui se rapproche de sa situation  au sein de la société: “On ira là où la dalle nous mène, Notre histoire, on l’écrira nous-mêmes”.

C’est aussi la force des mots et l’influence que cela peut avoir sur nous qui est mis en avant dans ces paroles, des propos qui peuvent être sources d’une énergie positive ou le contraire : destructrices et démotivantes.  Ce n’est pas pour rien que cet aspect-là est mis en avant dans le refrain de l’artiste en question, pour en arriver à nous faire passer ce message : il est important de ne pas écouter ce genre de personnes qui nous découragent, surtout lorsque l’on vit dans les difficultés et que l’on souhaite s’en sortir. 

Ce dernier dit : “Donc, j’ai quitté mon village, rêvé d’une vie juste moins minable : Moi j’ai quitté mon village pour ne plus les entendre me dire que : Personne te donnera de l’aide, de toute façon t’es déjà dead, Tu passeras ta vie dans la merde, et tes cauchemars remplaceront tes rêves”.

Les incohérences : une réalité qui persiste.

Dans un autre couplet, l’artiste souligne les différences de traitement que l’on peut vivre en fonction de son niveau de vie, que finalement, l’argent reste encore un élément qui représentera l’importance que l’on donnera à une personne. Plus que cela, ce dernier en arrive à souligner une réalité sociale qui existe dans la majorité des pays : les personnes qui ont déjà un niveau de vie élevé, continuent à obtenir cette richesse alors que ceux qui vivent dans la pauvreté, persistent à rester pauvres.

Il l’exprime ainsi : ‘Je me souviens qu’ils me tournaient l’dos parce que j’étais pauvre comme papa, Rajoutent de l’argent à ceux qu’en ont et enlèvent à ceux qu’en ont pas’.

Croire en soi

Si les paroles dénoncent des réalités difficiles qui touchent encore beaucoup de gens et notamment les migrants, l’artiste souligne un élément important : il est essentiel de se responsabiliser et de se donner les moyens malgré tout, pour s’en sortir et ce, malgré les différentes épreuves à surmonter, à commencer par ce que disent les autres.

C’est aussi une manière, peut-être, d’humaniser toutes les personnes qui ont quitté un endroit difficile afin d’aspirer à un avenir meilleur. Il dit : ’Si tu veux que ta vie soit bella, maquille-la toi-même”, “Un rêveur parmi tant d’autres et mes frères sont des millions”. Enfin, le clip met en avant une mise en scène originale, à regarder absolument !