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05/10/2019 14h:50 CET | Actualisé 05/10/2019 14h:50 CET

D’octobre en octobre, de prélude en prélude, jusqu’à l’accomplissement prochain

Patrick Robert - Corbis via Getty Images
Soldiers with the Algerian armed forces patrol the streets of Algiers in military tanks after riots broke out, instigated by rising food prices in a country with an unemployment rate of more than 18%. Islamic fundamentalist demonstrations and riots against Algerian President Chadli Bendjedid were severely repressed by the military, which killed hundreds of young urban poor civilians seeking work, decent housing, and public services. The riots were the most serious since Algeria gained independence in 1962. (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

1.    Le régime a 57 ans, le même âge que l’État national indépendant. Ouverte violemment le 5 octobre 88, la crise du régime a, elle, 31 ans. La révolution de Novembre a duré 7 ans et demi. La Révolution de Février a 7 mois et demi.

2.    Les révolutionnaires de Novembre ont conquis de haute lutte l’Etat national souverain. Les révolutionnaires de Février sont en lutte pour conquérir la souveraineté populaire et construire l’Etat de droit.

3.    Aujourd’hui, 5 octobre, le peuple algérien a conscience que la solution de la crise ouverte en 88 signifie la dissolution du régime actuel, instauré par la force en 62, premier et ultime responsable des échecs cumulés du pays, de l’immense gâchis d’une grande révolution et de l’impasse actuelle. 

4.    Entre Novembre et Février, d’année en année, de décennie en décennie, le peuple a subi, mais a su triompher d’épreuves aussi difficiles que douloureuses. Et aujourd’hui, il montre au monde entier qu’il en a tiré une leçon historique d’une immense valeur : pour s’accomplir, la révolution doit être massive et pacifique. 

5.    Et c’est exactement ce qu’elle est, ce qu’elle continuera à être, le temps qu’il faudra, pour permettre aux Algériennes et aux Algériens d’en finir, une fois pour toutes, avec l’illégitimité, l’incompétence, l’arbitraire et la corruption.