ALGÉRIE
26/02/2019 18h:46 CET | Actualisé 26/02/2019 18h:47 CET

Critiquée par Ahmed Ouyahia, l'ARAV demande plus de moyens pour être jugée

ARAV

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) répond au premier ministre Ahmed Ouyahia, dont les propos sur ”’impuissance de l’ARAV et son incapacité à exercer réellement son mandat”, n’ont pas été du goût de son président Zouaoui Benhamadi qui répond point par point aux critiques du premier ministre.

L’ARAV rappelle qu’elle “n’a pas été dotée des moyens nécessaires à son fonctionnement”, relevant qu’elle “ne peut fonctionner normalement que si les Pouvoirs publics concernés satisfont à leurs obligations en matière de mise en ordre du paysage audiovisuel”. Le législateur a voulu faire de l’ARAV une institution indépendante pour lui assurer un poids et une autonomie de décision. A ce jour, et malgré l’annonce faite en septembre 2017 par le Premier ministre devant l’Assemblée populaire nationale, l’ARAV n’a pas été dotée des moyens nécessaires à son fonctionnement, la question de son statut et son budget demeurant en suspens”, rappelle le communiqué de l’autorité de régulation.  

“l’ARAV ne peut fonctionner normalement que si les Pouvoirs publics concernés satisfont à leurs obligations en matière de mise en ordre du paysage audiovisuel”, relevant que “la loi stipule que ce sont ces Pouvoirs publics, et eux seuls, qui ont l’autorité pour lancer les appels à candidature, en précisant le nombre de chaînes dont le pays souhaite se doter”. Si l’ARAV reconnaît un bilan en deçà des attentes, elle ne manque pas de rappeler que les tors sont partagés avec les pouvoirs publics.  “L’ARAV ne peut, pour autant, que se réjouir de l’alerte contenue dans la Déclaration du Premier ministre qui sonne comme une autocritique partagée”, affirme le communiqué de l’Autorité.