MAGHREB
02/12/2013 08h:29 CET

Crise politique en Tunisie: le député d'opposition Noômane Fehri critique la méthodologie du quartet

Facebook/Noomane Fehri
Noomane Fehri, député Afek Tounes à l'Assemblée nationale constituante

"Je ne vois pas comment le quartet pourrait annoncer l'échec ou la réussite du dialogue à l'heure où je vous parle, alors qu'aucune méthodologie n'a été respectée", a déploré ce lundi Noômane Fehri.

Le député d'Afek Tounes a déclaré au HuffPost Maghreb qu'il regrettait le manque de transparence des concertations bilatérales entre des représentants du quartet et certains partis politiques.

S'exprimant également sur les ondes d'Express FM, il a estimé qu'à ce jour, certaines personnalités telles que Jalloul Ayed ne faisaient l'objet d'aucun rejet et qu'il était possible de parvenir à un consensus si la même méthodologie entreprise au début du dialogue national était adoptée.

"Il faut réunir tous les partis autour de la même table et proposer les noms encore en lice. Autrement on ne pourra pas avancer", a-t-il jugé.

La fin du "feuilleton mexicain"?

"On ne peut plus supporter ce long feuilleton mexicain", a de son côté déclaré Bouali Mbarki, secrétaire général adjoint de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), principal médiateur entre les partis.

M. Mbarki a indiqué qu'une annonce "importante" serait faite ce soir par le quartet. "On peut s'attendre à ce qu'un message clair soit transmis au peuple", a-t-il déclaré sans aucun détail sur les intentions des parrains du dialogue national. "Nous espérons que ce ne sera pas l'annonce d'un échec", s'est-il contenté de dire.

Selon les députés d'Al Massar Samir Taïeb et Karima Souid, les représentants du quartet entendent se réunir seuls cet après-midi pour tirer les conclusions des différentes réunions qui se sont tenues ces dernières semaines.

Près d'un mois après la suspension du dialogue national, ce "feuilleton mexicain" n'est toujours pas arrivé à son terme, malgré les multiples déclarations des représentants du quartet.

Plusieurs noms sont en effet toujours évoqués pour le poste de Premier ministre, soutenus par certains partis, rejetés par d'autres. Chawki Tabib, Abdelkrim Zbidi ou encore Jalloul Ayed sont autant de personnalités présentées aux médias, parmi plusieurs autres officieusement citées comme étant à même de mener la prochaine période de transition à la tête du gouvernement, sans qu'aucun accord ait été conclu jusqu'à présent.

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