TUNISIE
21/04/2018 11h:34 CET

Crise de l'enseignement secondaire: "Les cours doivent reprendre”, souligne Youssef Chahed

"Il n’y a aucune justification pour une année blanche quelques soient les divergences," souligne Youssef Chahed.

Zoubeir Souissi / Reuters

“Les cours doivent reprendre”, a martelé le Chef du gouvernement Youssef Chahed, dans une déclaration diffusée, vendredi soir, au journal télévisée d’Al Wataniya. 

 Il a appelé les enseignants des collèges et lycées secondaires à reprendre les cours et à restituer les notes lundi prochain, tout en réitérant l’engagement du gouvernement le même jour au dialogue et à l’examen de leurs revendications.

 Chahed a affirmé qu’une année blanche n’est plus désormais une “simple éventualité” si l’impasse continue mais “une possibilité réelle”.

Il a indiqué que les parents s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, désormais “menacé à cause de la grève ouverte lancée depuis quatre jours et de la retenue des notes depuis trois mois, ce qui a influé négativement sur le niveau pédagogique et sur l’orientation”.

   Le chef du gouvernement a estimé que la grève ouverte “menace les examens nationaux ce qui exacerbe l’appréhension des parents quant à l’avenir de leurs enfant”, soulignant qu’il “n’y a aucune justification pour une année blanche quelques soient les divergences”.

   “Je suis convaincu que les éducateurs ne veulent pas d’une année scolaire blanche et l’écrasante majorité d’entre eux veulent faire réussir l’année scolaire”, a-t-il affirmé.

   Il a rappelé à cet égard que le président de la république avait réaffirmé dans ses entretiens avec les partenaires sociaux qu’il n’existe aucune alternative au dialogue et que le gouvernement “n’a pas besoin de pression” pour traiter les revendications sociales des éducateurs.

   “Nous traitons avec un esprit positif les revendications sociales, notamment celles des enseignants et enseignantes qui accomplissent une mission noble et toute la société leur en est redevable”, a-t-il ajouté.

   Chahed a rappelé que les négociations sociales dans la fonction publique et le secteur privé débuteront la semaine prochaine, précisant toutefois que la satisfaction des revendications matérielles des éducateurs ou des autres secteurs n’est pas “un simple souhait”, mais reste tributaire de la situation financière du pays.

   “Nous avons encore une chance pour éviter une année blanche, la seule solution est de voir les choses reprendre leur cours normalement et de voir le dialogue se poursuivre”, a-t-il souligné. Il a indiqué, par ailleurs, que son partenaire social, l’UGTT, partage avec le gouvernement le même souci, à savoir sauver la saison scolaire.

“Votre discours est miné,” a noté le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, sur sa page Facebook en réaction au discours du Chef du gouvernement.  

“Mais nous en saisissons le sens, et je vous le dis en toute clarté, nous ne vous permettrons pas d’appliquer ce que vous projetez,Fini.” a-t-il ajouté.

 La centrale syndicale a annoncé vendredi après-midi qu’il a convoqué une réunion urgente de son bureau exécutif national pour samedi à partir de 17h00, rappelle-t-on.

 S’exprimant lors du 8e congrès de l’union régionale de Tozeur, le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a estimé que “le gouvernement se sert du dossier de l’enseignement secondaire pour dissimuler son échec”, ajoutant qu’il est le seul responsable de la conjoncture actuelle que connait le pays”.

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