ALGÉRIE
03/08/2014 08h:53 CET | Actualisé 03/08/2014 09h:20 CET

L'Algérie premier exportateur africain de ciment à l'horizon 2017?

Wikimedia Commons

Le sac de ciment de 50 kg continue à se vendre, fin juillet, sur le marché parallèle algérien, entre 700 et 900 dinars, le triple du prix sortie d’usine qui se situe, selon les opérateurs, entre 300 et 400 dinars.

Un écart qui s'alimente d’un déficit estimé à 5 millions de tonnes en 2013. Selon Abdelkrim Selmane de l’Association générale des entrepreneurs algériens, la situation perdure depuis 5 ans “notamment durant la période sèche, entre avril et octobre, qui connaît habituellement les grandes mises en chantiers de projets publics”.

"Il suffit qu'une seule cimenterie effectue un arrêt technique de maintenance pour que les spéculateurs en profitent pour créer une tension en stockant du ciment pour le revendre à des prix excessifs", ajoute-t-il.

La situation pourrait changer dans les prochaines années avec l’entrée en production de plusieurs projets en cours qui vont mettre sur le marché une production additionnelle substantielle de ciment.

Le tout récent projet à être par le Conseil National d’Investissement (CNI), celui de la méga-cimenterie d’Issad Rebrab, à El Khroub (Constantine) devrait apporter, à terme, une production supplémentaire de 8 millions de tonnes.

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Il intervient après l’aboutissement en février d’un projet de cimenterie de 2,2 millions de tonnes entre Hodna Cement Company et la Pretoria Portland Cement Company.

Il s’ajoute au projet de cimenterie de Biskra, Cilas, une joint-venture entre le privé algérien Abdennour Souakri et le groupe Lafarge, d’une capacité de 6 millions de tonnes par an et a une dizaine de cimenteries prévues par le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA-Public) pour une production additionnelle de 11,5 millions de tonnes.

En tout, ce serait une capacité additionnelle de 28 millions de tonnes par an qui sera mise sur le marché si tous les projets se réalisent. La production actuelle des douze cimenteries du Groupe industriel du ciment en Algérie (GICA) et deux usines de Lafarge est estimée à 19 millions de tonnes/an pour une demande de 22 millions de tonnes.

Amara Benyounes pouvait, avant de quitter le secteur de l’industrie et de l’investissement pour le commerce assurer que d’ici 3 à 4 ans, "on n’aura plus de crise de ciment et on arrêtera même son importation définitivement".

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