TUNISIE
19/06/2019 18h:47 CET

Crise au Front Populaire: "Nous en sortirons plus forts" estime Hamma Hammami

Al-Watad et la Ligue de la gauche ouvrière ont été pointés du doigt par le secrétaire général du Front Populaire comme étant à l'origine de la crise.

Anadolu Agency via Getty Images

Le Front populaire (FP) sera plus fort et plus solide après le retrait du parti Al-Watad et du coordinateur de la Ligue de la gauche ouvrière, a assuré, mercredi, le porte-parole du Front Hamma Hammami.

“Le différend entre les deux clans opposés au sein du Front est purement politique”, a indiqué Hammami lors d’un point de presse à Tunis, précisant que le litige avait éclaté en 2014 lors du second tour de l’élection présidentielle où des dirigeants du parti ont décidé de soutenir le candidat Beji Caïd Essebsi.

 

“Des rencontres secrètes ont eu lieu au parlement entre le président de la République Beji Caïd Essebsi et un élu du Front populaire à l’insu du parti”, a-t-il encore souligné, dénonçant la participation de certains dirigeants du parti à l’élaboration d’une pétition de retrait de confiance au gouvernement Chahed.

Selon lui, un clan au sein du FP, en allusion à Al-Watad estime que le mouvement Ennahdha est au centre du conflit alors que la ligne politique du Front est contre la coalition au pouvoir toute entière.

Hammami a accusé des dirigeants d’al-Watad et le coordinateur de la Ligue de la gauche ouvrière Nizar Amami d’avoir posé des conditions pour négocier la crise qui secoue le parti et rejeté les recommandations avancées par les structures du Front.

Sur un autre plan, le porte-parole du parti a dénoncé l’adoption mardi du projet d’amendement de la loi électorale, la qualifiant ” d’immorale ” dans la mesure où elle intervient, quelques mois seulement des élections législatives et de la présidentielle.

Le Font populaire traverse une crise aiguë et inédite qui a eu des répercussions négatives sur les activités de son bloc au parlement.

Neuf élus du bloc du Front Populaire ont présenté leur démission suite à un désaccord durant les négociations relatives aux élections législatives et le choix du candidat lors de l’élection présidentielle de 2019.

Ahmed Seddik, président du bloc parlementaire avait présenté sa démission dans la soirée du mardi 28 mai 2019, affirmant ne pas trouver une solution à la crise qui secoue le Front Populaire.

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