ALGÉRIE
10/10/2018 12h:06 CET | Actualisé 10/10/2018 12h:07 CET

Crise à l'APN: les groupes parlementaires de la majorité refusent toute médiation

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Les cinq groupes parlementaires représentant la majorité ont réitéré, mardi à Alger, le maintien de leur revendication de démission du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Said Bouhadja, refusant toute médiation en ce sens.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion des présidents des cinq groupes parlementaires, le président du groupe parlementaire du FLN, Mouaad Bouchareb, a réitéré l’attachement de ces groupes à la revendication de démission du président de la chambre basse, Said Bouhadja.

Il a ajouté que “nous sommes déterminés à travailler de concert jusqu’à l’aboutissement de notre objectif, à savoir la démission, dans les jours à venir, du président de l’Assemblée”.

Le représentant des groupes parlementaires de partis de la majorité a démenti les informations faisant état d’un volte face de certains députés, affirmant que “tous les députés restent engagés par les décisions des groupes et aucun n’est allé à contre-courant”.

En réponse à une question sur l’accusation des groupes parlementaires de “comploter” contre le président de l’APN, il a déclaré “il n’est pas de nos principes de comploter contre les Hommes de l’Etat”.

Pour rappel, les présidents des groupes parlementaires des partis du Front de Libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), de Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), du Mouvement populaire algérien (MPA) et des Indépendants avait remis il y’a 10 jours, au président de l’APN, une motion de retrait de confiance exigeant sa démission avant le gel de toutes les activités des structures de l’APN jusqu’à satisfaction de leur revendication.

Les députés avaient dénoncé des “dépassements et violations” enregistrés au sein de l’institution législative, à savoir “marginalisation éhontée, l’ajournement prémédité de l’adoption du Règlement intérieur de l’APN, marginalisation des membres de la Commission des affaires juridiques, mauvaise gestion, frais exagérées déboursées illicitement, la non répartition des missions à l’étranger sur la base de la représentation proportionnelle et recrutement aléatoire et douteux”.

De son côté, Saïd Bouhadja a rejeté les accusations de mauvaise gestion émises par les chefs des groupes parlementaires, rappelant avoir même reçu une motion de la part de ces groupes parlementaires le félicitant pour son travail depuis sa nomination à la tête de l’APN.

Il estime que les protestataires lui reprochent surtout d’avoir mis fin à l’anarchie au sein de l’institution depuis sa nomination à la tête de l’APN.

Le président de l’APS a affirmé qu’il ne démissionnera pas tant que la Présidence ne le lui a pas ordonné, rajoutant qu’il lui est “impossible” de s’incliner devant “un mouvement primitif qui veut geler les activités de l’Assemblée nationale et porter atteinte à la stabilité de l’institution”.