ALGÉRIE
06/10/2018 12h:53 CET | Actualisé 06/10/2018 13h:04 CET

"La Présidence n'a rien à voir avec la crise de l'APN" selon Ouyahia, qui écarte une dissolution du Parlement

Facebook/ndalgerie

La Présidence n’a rien à voir avec la crise qui paralyse l’Assemblée populaire nationale (APN). Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a animé une conférence de presse ce samedi 06 octobre 2018 en tant que Secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), a déploré “l’impasse” à laquelle aboutit cette crise, estimant que ce problème est “interne”.

Sommé de démissionner par les chefs des groupes parlementaires de l’alliance présidentielle RND, MPA, TAJ, et le FLN, Saïd Bouhadja, Président de l’Assemblée populaire nationale (APN), écartait du revers de la main cette possibilité. 

Il a ainsi réitéré que sa démission ne dépend que de la Présidence, accusant les députés protestataires de parler au nom de cette institution. 

Ahmed Ouyahia ne semble pas être de cet avis. Animant une conférence sous sa casquette de SG du RND, a affirmé que la Présidence “n’a rien à voir avec la crise”.

Il a déclaré qu’une intervention de cette institution “dans une crise interne au pouvoir législatif est une violation de la Constitution”. 

Toutefois, le Premier ministre n’a pas manqué de sous-entendre que Saïd Bouhadja, “en conflit avec les députés qui l’ont eux-mêmes placé”, devrait démissionner pour ne pas pousser l’APN vers “une impasse”. 

“361 députés ont signé la motion de retrait de confiance à Bouhadja, dont 100 du RND. Il est vrai que la Constitution et le Règlement intérieur de l’APN ne traitent pas ce genre de conflit”, a-t-il rappelé. Selon l’article 131 de la constitution de 2016, le Président de l’Assemblée Populaire Nationale est élu pour la durée de la législature.

“Toutefois, quand la majorité, soit les trois quarts du Parlement, exigent la démission. On ne peut pas continuer comme cela”, estime Ouyahia.

Il a estimé que le militant du FLN et président de l’APN “a des ennuis avec son groupe”, rejetant à son tour une dissolution du Parlement. 

Ahmed Ouyahia a également tenu à démentir des rumeurs concernant les élections présidentielles, affirmant “qu’elles se dérouleraient comme prévues”.

Le SG du RND a souhaité que cette affaire prenne fin “dans le calme” et que le président de l’Assemblée, “le moudjahid respectable et qui s’est acquitté d’importants rôles dans sa vie de militantisme, gardera son image positive et que ce blocage au sein l’APN soit levé, tout en tirant les enseignements du message qui lui avait été adressé par 361 députés”.