ALGÉRIE
25/07/2014 10h:16 CET | Actualisé 25/07/2014 10h:16 CET

Crash du vol AH 5017: Aucun survivant, 3 jours de deuil et raisons inconnues du crash, selon le gouvernement algérien

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Trois ministres ont animés un point de presse ce matin à l'aéroport international d'Alger pour faire le point sur le crash et des suites à donner à cette importante catastrophe aérienne.

Première mesure annoncée est les trois jours de deuil décrétés par le chef de l’Etat à partir aujourd’hui vendredi.

Le président de la cellule de crise mise sur pied immédiatement après le constat de la disparition de l’appareil et ministre des Tranports Amar Ghoul a tenu à rappeler que selon les us notamment aux Etats-Unis, sont concernée par l’enquête le pays où s’est déroulé le drame (le Mali), le transporteur (Air Algérie) et le constructeur de l’appareil.

L’enquête doit être menée par le pays où s’est déroulé le Drame.

L’Algérie et la France, précisera-t-il, «peuvent apporter leur aide mais l’enquête est du ressort du Mali», réitère-t-il. Les intervenants, Ramtane Lamamra, ministre des Affaires Etrangères et Amar Ghoul ainsi que le ministre de la communication Hamid Grine, ont rappelé par la suite le déroulé des événements et insisté sur quelques détails.

Il n'y a aucun survivant du crash de l'avion de la compagnie espagnole Swift Air affrété par Air Algérie et qui assurait la liaison Ouagadougou-Alger, dont les débris ont été localisés dans la nuit de jeudi à vendredi au nord du Mali. Les recherches de l'appareil et ses occupants, entamées par l'Algérie dès l'annonce de sa disparition dans l'espace aérien malien, ont permis de localiser l'épave à Gossi, à environ 100 km au sud-ouest de Gao, la plus grande ville du nord du Mali et Kidal.

L'Algérie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ainsi que la France ont participé aux recherches, qui ont permis de localiser les débris de l'épave, complètement désintégrée, sans aucun survivant. «L'Algérie a installé immédiatement après l'annonce de la perte de l'appareil, une cellule de crise et de suivi de la situation, notamment des recherches de l'avion et de ses 116 occupants, dont 6 algériens» a précisé le ministre de la communication en soulignant que «l’Algérie a été le premier pays à constater la disparition de l’appareil et la célérité de sa réactivité et la communication en continu sur tout fait nouveau ne sont irréprochables».

Le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra, a indiqué ''nous pouvons confirmer que l'avion s'est écrasé en territoire malien juste après avoir franchi la frontière entre le Burkina Faso et le Mali». Air Algérie avait précisé que cet avion a décollé d'Ouagadougou à 01h17 GMT et devait arriver à Alger à 05h11 GMT (6h11 heure locale). "Un dernier contact radar a eu lieu à 01h55 GMT en survolant la région de Gao" (Mali). M. Lamamra a rappelé les 13 nationalités des ressortissants qui étaient à bord de l'appareil.

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Il a également affirmé que l'avion, un MDD 83 (Mc Donnel-Douglas) n'avait pas de problèmes techniques, précisant qu'il avait subi des révisions techniques, "conforme aux exigences", il y a quelque jours en France. "Je voudrais vous signaler que tout au long de la journée d’hier, nous avions été en contact avec les autorités maliennes, qui se sont mobilisées pour contribuer à la recherche", a-t-il relevé, ajoutant que des contacts notamment avec les autorités boukinabé, et les ministres des Affaires étrangères de la France et de l'Espagne avaient été établis.

Le chef de la diplomatie algérienne a assuré que les mouvements armés du Nord du Mali s'étaient également mobilisés pour fournir des informations aux autorités algériennes, précisant que l'un de ces mouvements était le premier à signaler le lieu où l'appareil s'était écrasé. "Ils se sont engagés (les mouvements armés) à déployer tous les efforts pour aller justement au secours (des passagers) et sécuriser les lieux", a-t-il expliqué. M. Lamamra a indiqué que l’Algérie assumerait toutes ses responsabilitéset présenté les condoléances du chef de l’Etat aux familles des victimes.

Le ministre des Transports Amar Ghoul se rendra aujourd’hui au Mali et au Burkina Faso pour «remercier les deux gouvernements de leurs étroites collaboration, voir ce qu’il ya lieu de faire et présenter ses condoléances». Il a tenu, également, à souligner que «dès que l'annonce de la disparition de l'avion de la Swiftait affrété par Air Algérie, un avion de l'Armée populaire nationale ANP a été dépêché sur les lieux pour mener des opérations de recherches.» Il a précisé que ces opérations étaient menées en collaboration avec les autorités maliennes, burkinabé et françaises qu'il a "remerciées" pour les efforts fournis.

Affirmant qu’il ne disposait pour le moment d’aucune information sur les raisons du crash, M Ghoul dira «aucune hypothèse n’est à exclure. Il y a des pistes plus sérieuses que d’autres, mais seule l’enquête déterminera les causes exactes du crash.» Et le ministre de la Communication de renchérir «toute spéculation ne fera que brouiller l’enquête. N’avançons pas d’informations non vérifiées jusqu’aux résultats de l’enquête».

Air Algérie avait annoncé jeudi matin que 116 personnes, dont 6 Algériens, étaient à bord du vol AH 5017, qui assurait la liaison Ouagadougou-Alger, dont 6 membres d'équipage de nationalité espagnole. Les autres passagers sont des Français (50), Burkinabés (24), Libanais (8), Espagnols (6), Canadiens (5), Allemands (4), Luxembourgeois (2), Malien (1), Belge (1), Nigérien (1), Camerounais (1), Egyptien (1), Ukrainien (1), Roumain (1), Suisse (1) et 3 nationalités en cours de recherche.