TUNISIE
14/05/2019 15h:49 CET

Coût de l’internet mobile: La Tunisie fait mieux que ses voisins, selon A4AI

En Guinée Equatoriale, l’internet est plutôt un luxe.

DisobeyArt via Getty Images

Longtemps restée au dernier rang sur le plan technologique, l’Afrique rattrape progressivement son retard au niveau des télécoms et de l’internet.

Avec une jeunesse de plus en plus connectée, le continent compte désormais plus de 281 millions d’internautes, alors que le taux d’accès est d’à peine 23%. Un paradoxe qui s’explique, parfois, par la hausse des coûts de connectivité et la difficulté d’accessibilité à Internet.

capture d'écran/ Alliance for Affordable Internet

Des prix exorbitant dans certains pays

Selon les relevés de l’Alliance for Affordable Internet (A4AI), en Guinée Equatoriale, l’internet est plutôt un luxe où les consommateurs déboursent 34,80$ pour un GB. C’est le prix le plus cher du continent.

D’ailleurs, il est deux fois plus cher que le Zimbabwe et la Somalie (15 $) qui la précèdent dans le classement.

C’est l’Egypte qui offre le prix le plus attractif en Afrique. En effet, le coût de 1 GB en haut débit mobile est de 1,12 $, soit 30 fois moins cher qu’en Guinée Equatoriale. 

Parmi les pays africains où l’internet mobile est le plus abordable, on retrouve le Soudan (1,2 $), le Mozambique (2,52$), le Nigeria (2,74 $), le Rwanda (2,8 $), le Burundi (3,3 $), ou encore le Cameroun et le Niger (tous les deux à 3,48 $). 

La Tunisie la moins chère au Maghreb

Quant à la Tunisie, elle se hisse à la 11ème position du classement des pays africains les moins chers en terme du coût du gigabyte d’internet. 

Avec un 3,61$, la Tunisie se positionne entre l’Ethiopie ( 3,56$) et l’Ouganda (4,04$). 

Au niveau de la région du Maghreb, le coût de 1 GB en haut débit mobile en Tunisie est moins cher qu’au Maroc (5,28 $), qu’en Algérie (6,73$), et en Libye (11,22$). 

capture d'écran

Depuis cinq ans, l’Alliance for Affordable Internet présente chaque année son rapport sur l’évolution d’accessibilité financière à Internet dans les pays émergents. Ce dernier a constaté une forte corrélation entre le taux de pénétration d’Internet et la croissance économique. 

“Dans le même temps, un consensus mondial s’est dégagé autour de l’importance cruciale de l’accès à Internet pour le développement socio-économique - un point fort des objectifs de développement durable , qui préconise un accès Internet universel et abordable d’ici 2020. 

Cependant, ces progrès démentent une réalité difficile. Bien que nous prévoyions de franchir le cap important de 50% de pénétration mondiale de l’Internet au milieu de 2019 , nous assistons à un ralentissement de la croissance de l’accès à Internet et de son utilisation. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est hors ligne . 

Cette population hors ligne - principalement des personnes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et principalement des femmes - reste exclue des avantages de l’accès à Internet et est confrontée à une marginalisation croissante, en particulier du fait que les populations connectées passent de plus en plus de leurs vies connectées au numérique. 

Cette fracture numérique compromet les possibilités de développement socio-économique plus large et menace de consolider les tendances existantes en matière d’inégalité.

L’accessibilité financière reste l’un des obstacles les plus importants à l’accès à Internet dans le monde, avec 2,3 milliards de personnes vivant dans un pays où un forfait haut débit mobile de 1 Go est inabordable pour les personnes gagnant un revenu moyen” conclut le rapport.

 

 

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