ALGÉRIE
07/02/2019 08h:25 CET

Coupe du Roi: Barça et Real dos à dos pour l'acte I des clasicos

SIPA USA/PA Images

Pas de vainqueur dans le premier clasico du mois! Le FC Barcelone et le Real Madrid se sont neutralisés (1-1), mercredi, en demi-finale aller de la Coupe du Roi, renvoyant les débats au match retour fin février, avant une belle, début mars en Liga.

Dans un match vibrant et débridé au Camp Nou, le Real a pris l’avantage grâce à Lucas Vazquez, bien servi par Karim Benzema (6e). Mais le Barça, quadruple tenant de l’épreuve, a égalisé grâce au Brésilien Malcom (58e), avant de buter en vain sur la défense merengue avec son capitaine Lionel Messi, ménagé et entré à l’heure de jeu.

Avec le petit avantage d’un but à l’extérieur pour Madrid, la qualification se jouera lors de la seconde manche le 27 février au stade Santiago-Bernabeu, où aura également lieu le troisième clasico de cette passionnante série, le 2 mars en Championnat d’Espagne.

A l’évidence, aucune des deux équipes n’entend faire une croix sur la Coupe, souvent considérée comme un titre mineur en Espagne: le Barça rêve de soulever un cinquième trophée d’affilée, une performance inédite en 117 années d’histoire, et le Real espère l’en empêcher!

Sans ça, pourquoi l’entraîneur Ernesto Valverde aurait-il pris le risque de lancer Messi pour la dernière demi-heure? L’Argentin, tout juste remis d’un pépin à une cuisse, n’a pas fait basculer le match mais il a contribué au scénario palpitant du 240e clasico de l’histoire.

- Vinicius décomplexé -

Le Real a pour sa part confirmé sa récente embellie, loin de la gifle reçue en octobre en Liga (5-1), qui avait précipité la nomination de l’entraîneur argentin Santiago Solari.

C’est en bonne partie grâce à Benzema, étincelant en ce moment et assez malin pour anticiper que Jordi Alba était trop court pour repousser un centre du jeune Brésilien Vinicius, préféré à Gareth Bale. Le Français, meilleur marqueur du Real cette saison (18 buts), a contrôlé et remisé en retrait pour le plat du pied de Lucas Vazquez (6e).

Si Benzema a joué avec justesse, Vinicius a livré une prestation décomplexée et... déconcertante: impressionnant d’audace pour un gamin de 18 ans découvrant le clasico, le Brésilien a aussi péché dans le dernier geste, souvent par manque d’altruisme (13e, 18e) ou de précision (23e, 32e, 33e).

Peut-être le Real aurait-il dû plier la rencontre à ce moment-là. Car Barcelone a progressivement pris l’ascendant dans le jeu, bien aidé par la fébrilité persistante du latéral merengue Marcelo.

- Malcom récompensé -

L’ailier brésilien Malcom, pourtant lui-même peu en confiance, a fait souffrir le martyre à son compatriote madrilène par ses dribbles et ses changements de direction.

L’ancien attaquant bordelais, peu utilisé par Valverde, aurait pu gamberger après avoir raté un face-à-face avec le gardien Keylor Navas (20e). Mais il a persévéré: il a déposé un coup franc pour une tête d’Ivan Rakitic sur la transversale (32e), puis remisé pour Luis Suarez dont la frappe enroulée a été sortie par l’impérial Navas (35e).

Impatient en début de seconde période, le Camp Nou a commencé à scander le nom de Messi. Et tout le stade a célébré presque comme un but le fait que l’Argentin aille s’échauffer en bord de terrain (55e).

Effet psychologique ou non, c’est le moment où le Real a fini par craquer: sur un débordement d’Alba, Navas a contré le ballon, que Suarez a expédié sur le poteau à angle fermé. De l’autre côté de la surface, Malcom avait suivi et il a marqué en force parmi une forêt de défenseurs (58e).

Pour enfoncer le clou, Valverde a alors lancé Messi et l’Argentin s’est évertué à accélérer et à arracher des ballons ici ou là. Mais son bon coup franc a fini dans le mur (69e) et il n’a pu accroître son avance en tête du classement des meilleurs buteurs du clasico (26 buts).

Qu’à cela ne tienne! Il aura deux autres occasions dans ce mois si abondant en Real-Barça...